VIDEO. Harcèlement de rue : "Une femme dans la rue, elle se sent pas en sécurité", témoigne Morgane

Le harcèlement de rue, c'est ça. Morgane témoigne.

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"On peut rien faire, on est là et parce qu'on est là dans la rue, on subit des insultes, on subit des injures, on se fait suivre, on se fait siffler, on se fait klaxonner, on se fait toucher."

Ce jour-là, Morgane s'apprête juste à prendre un train à la gare de Nancy quand un homme l'interpelle. Ce jour-là, Morgane s'est fait harceler. Ce n'était pas la première fois que l'incident se produisait mais elle a tenu, cette fois-ci, à le dénoncer sur Twitter. "Au début, juste interpellée avec vraiment des propos dégoûtants. Des propos, vraiment à connotation sexuelle en fait : qu'est-ce qu'on aimerait bien te faire là tout de suite ou en gros, ce que tu suscites un peu chez eux qui est vraiment, vraiment dégradant", déplore la jeune femme.

"C'est loin d'être une légende"

Selon Morgane, aucune femme n'est épargnée par ce fléau. "Je pense qu'à partir du moment où on revêt cette image de femme, on est soumise au risque du harcèlement de rue", regrette-t-elle. En effet, cette étudiante en droit est catégorique : "C'est loin d'être une légende." Si à plusieurs reprises Morgane a failli répondre aux personnes concernées pour ne pas "normaliser" ces attitudes-là, elle admet avoir peur du risque encouru. "Derrière le harcèlement de rue, c'est surtout la peur de l'agression, de l'enlèvement ou même du viol", souligne-t-elle. 

Plus de sensibilisation ?

En août 2018, une loi a été adoptée pour sanctionner le harcèlement de rue. Un an après son adoption, en 2019, 713 contraventions pour "outrage sexiste" ont été dressées par les forces de l'ordre. Morgane estime qu'une meilleure sensibilisation au harcèlement de rue est nécessaire. "C'est quelque chose qui n'est pas assez pris au sérieux", conclut-elle.

VIDEO. Harcèlement de rue : \"Une femme dans la rue, elle se sent pas en sécurité\", témoigne Morgane
VIDEO. Harcèlement de rue : "Une femme dans la rue, elle se sent pas en sécurité", témoigne Morgane (BRUT)