Rassemblement national : la justice saisit 2 millions d'euros

La justice a décidé de saisir 2 millions d'euros de subventions à titre préventif au Rassemblement national (ex-FN) dans l'affaire des assistants présumés fictifs de ses eurodéputés.

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FRANCE 3

Marine Le Pen s'est présentée à la presse, la mine grave, lundi 9 juillet. Dans l'affaire des assistants parlementaires européens présumés fictifs de l'ex-Front national, devenu Rassemblement national, les juges français ont décidé la saisie de 2 millions d'euros, soit un peu plus de la moitié du montant de l'aide publique attribuée au parti. Marine Le Pen dénonce un assassinat politique. Dans un communiqué, le ministère de la Justice se défend : "Les juges ont agi en droit, dans le strict respect du Code de procédure pénale, comme il le font pour n'importe quelle infraction. Cela ne bafoue en rien la présomption d'innocence."

100 000 €  de dons récoltés en une journée

Aucun parti n'a auparavant été privé de subventions de manière préventive dans le cadre d'une enquête. Le Modem est visé par une affaire similaire, la justice n'a pas encore touché à ses comptes. Pour le Rassemblement national, l'appel de Marine Le Pen ne permettra pas la suspension de la saisie. Pour financer le Rassemblement national, Marine Le Pen compte lancer un appel à tous les Français, afin qu'ils fassent des dons : le 9 juillet au soir, 100 000 € étaient déjà récoltés

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Marine Le Pen, la présidente du Rassemblement national, le 5 juin 2018, à l\'Assemblée nationale.
Marine Le Pen, la présidente du Rassemblement national, le 5 juin 2018, à l'Assemblée nationale. (BERTRAND GUAY / AFP)