Mort de Clément Méric : deux anciens skinheads condamnés à 5 et 8 ans de prison en appel

Les peines prononcées sont moins lourdes qu'en première instance.

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Une manifestation en hommage à Clément Méric, à Paris, le 8 juin 2013. (LIONEL BONAVENTURE / AFP)

La cour d'assises de l'Essonne a condamné, vendredi 4 juin, en appel, deux anciens skinheads à huit et cinq ans d'emprisonnement pour la mort du militant antifasciste Clément Méric. Ce dernier avait été tué lors d'une rixe à Paris en 2013. Les peines prononcées sont moins lourdes qu'en première instance.

Esteban Morillo, 28 ans, qui a reconnu être l'auteur des coups mortels mais a plaidé la légitime défense, a écopé de huit ans de prison, contre 11 en première instance. Samuel Dufour, 27 ans, a lui été condamné à cinq ans. Reconnus coupables de violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner, les deux hommes ont accueilli le verdict dans le calme. 

"La vérité a été redite ce soir, a réagi Cosima Ouhioun, l'avocate de la famille Méric. Clément Méric a été victime d'une agression par des bras armés par des poings américains, mais aussi par une idéologie violente qui a été un poison tant pour les accusés que pour les victimes."

La défense évoque "une décision très amère"

L'avocat d'Esteban Morillo a reconnu "une peine moins lourde" mais déploré "une décision très amère (...) difficile à comprendre sur le plan de la vérité". Pour lui, "les passions politiques d'en face, la pression médiatique et surtout la pression idéologique de ceux qui s'étaient déjà attaqués à eux ont été trop fortes".

Pour l'avocat de Samuel Dufour, Grégoire Etrillard, "c'est une affaire dans laquelle nos clients se sont défendus d'une agression extérieure, mais il était sans doute trop difficile pour la cour et les jurés de dire la vérité dans ce procès tellement symbolique".

Le 5 juin 2013, Clément Méric, étudiant de 18 ans et militant antifasciste, s'était écroulé sur le bitume en plein Paris, lors d'une rixe violente et brève entre militants d'extrême gauche et skinheads d'extrême droite, en marge d'une vente privée de vêtements.

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