Intempéries : les municipalités peuvent-elles lutter contre les crues ?

Les violentes intempéries frappent depuis plusieurs années le sud-est de la France, et particulièrement le secteur de Muy (Var) et de Biot (Alpes-Maritimes). Alors, comment les communes ont-elles tenté d'anticiper la montée des eaux et quelles mesures d'urbanisme ont-elles été mises en place ?

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C'est la quatrième fois que Mélanie Guiberteau, habitante de la commune du Muy (Var), perd tout à cause des inondations. Pour elle, c'est la fois de trop. "Il faudrait que la ville fasse quelque chose, parce que ça devient vraiment catastrophique", explique-t-elle, particulièrement touchée par les violentes intempéries débutées vendredi 22 novembre. Même lassitude teintée de colère chez une riveraine qui ne peut toujours pas accéder à sa maison. "Tout stagne et rien ne s'évacu. Ce serait bien que ça bouge. Ils savent que c'est une zone inondable, alors pourquoi ils ne font pas le nécessaire ?", s'interroge-t-elle.

Une municipalité bridée par les réglementations environnementales

Pour la municipalité, les choses ne sont pas si simples. "Nous participons au nettoyage des canaux et de ce qu'on peut nettoyer. Néanmoins, on ne peut pas tout faire, parce que nous sommes bridés par la réglementation de l'environnement", souligne Liliane Boyer, maire du Muy. Ils ne peuvent donc pas effectuer les travaux nécessaires pour éviter les inondations. À 60 km de là, à Biot, dans les Alpes -Maritimes, il est aussi tombé l'équivalent de trois mois de pluie en quelques heures. Mais rien à voir avec les inondations meurtrières d'octobre 2015, qui avaient coûté la vie à 20 personnes.

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La rivière Loup en crue, au niveau de la commune de Pont-du-Loup (Alpes-Maritimes), le 23 novembre 2019.
La rivière Loup en crue, au niveau de la commune de Pont-du-Loup (Alpes-Maritimes), le 23 novembre 2019. (YANN COATSALIOU / AFP)