Enfant martyre de l'A10 : la mère est sortie de prison pour raisons de santé

Après deux ans passés en détention provisoire pour le meurtre de sa fille, dont le cadavre avait été retrouvé sur l'autoroute A10 dans le Loir-et-Cher en 1987, la femme de 66 ans est assignée à résidence avec bracelet électronique.

Une affiche éditée lors de l\'appel à témoins lancé après la découverte du corps de la petite fille, le 11 août 1987. 
Une affiche éditée lors de l'appel à témoins lancé après la découverte du corps de la petite fille, le 11 août 1987.  (SGAUDARD / MAXPPP)

La mère de la petite Inass, appelée “l'enfant martyre de l'A10”, est sortie de prison en juin dernier pour raisons de santé, a appris France Bleu Orléans mercredi 12 août, confirmant une information du Parisien. Elle est assignée à résidence sous surveillance électronique.


En août 1987, le corps d'une fillette victime de maltraitances avait été retrouvé dans un fossé au bord de l'autoroute A10 à Suèvres (Loir-et-Cher). Pendant des années, les enquêteurs ont tenté de trouver l'identité de cette enfant et n'y parviendront qu'au bout de 31 ans , grâce à l'ADN. On découvre que l'enfant s'appellait Inass, qu'elle avait quatre ans au moment de sa mort et avait subi des violences répétées.

Pas une libération mais une assignation à résidence

Ses parents, identifiés, sont interpellés en 2018, mis en examen pour meurtre, violences habituelles sur mineur de moins 15 ans et recel de cadavre, et placés en détention provisoire. En juin 2019, le père âgé de 66 ans, qui se dit innocent et rejette la responsabilité sur son ex-épouse, sort de prison. L'homme reconnaît toutefois avoir abandonné le corps de l'enfant au bord de l'A10.


Un an plus tard donc, c'est son ancienne compagne, âgée de 66 ans et qui nie également avoir tué sa fille, qui est, à son tour, sortie de prison pour des raisons de santé. “Ce n'est pas une libération”, précise le procureur de la République de Blois à France Bleu Orléans, mais d'une “assignation à résidence avec surveillance électronique”. Cette décision a été prise par le juge des libertés et de la détention, précise Frédéric Chevallier, juste après le confinement dû à l'épidémie de Covid-19.
L'instruction devrait se terminer avant la fin de l'année, a indiqué le procureur.