Démocratie participative : quand la Suisse sert d'exemple

Les votations en Suisse, initiées par des citoyens à propos d'une multitude de sujets, sont l'exemple brandi par les partisans français de la démocratie participative.

FRANCE 2

C'est l'exemple cité afin de persuader que la démocratie participative et directe est nécessaire en France. Les tenants du RIC (référendum d'initiative citoyenne) s'appuient sur les votations qui ont lieu en Suisse. Exemple : dans un mois, les Suisses devront se prononcer sur l'urbanisation des campagnes. Ce mode d'expression est le cœur de la démocratie helvétique. "L’avantage principal est de pouvoir participer et d'avoir son mot à dire, et ça change énormément le rapport entre la politique et le citoyen et la citoyenne", explique Lisa Mazzone, conseillère nationale du parti Les Verts.

50 000 signatures pour abroger une loi

Depuis la création de la confédération, tout citoyen suisse peut en effet déclencher un référendum pour abroger une loi. Il lui faudra alors recueillir 50 000 signatures. Il peut aussi proposer un texte, et ce seront alors 100 000 signatures qui seront nécessaires. Par le passé, des votations ont ainsi sauvé la redevance audiovisuelle, interdit l'implantation de minarets ou encore refusé que les vaches conservent leurs cornes.

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Le drapeau suisse flotte au dessus de Crans-Montana (Suisse), le 4 mars 2018.
Le drapeau suisse flotte au dessus de Crans-Montana (Suisse), le 4 mars 2018. (FABRICE COFFRINI / AFP)