Colère des surveillants de prison : l'administration réclame des sanctions contre les grévistes

Le mouvement des gardiens de prison touche à sa fin, l'administration ayant décidé de prendre des mesures contre les grévistes.

France 3

Un mannequin de surveillant de prison pendu devant la maison d'arrêt de Saint-Brieuc (Côtes-d'Armor). Cette mise en scène macabre est le symbole d'un conflit qui s'enlise. Les négociations sont au point mort : l'administration pénitentiaire a demandé à tous ses directeurs d'appliquer des sanctions à tous les grévistes, comme des retenues sur salaire. Ils ont décidé, à contrecœur, de lever leur piquet de grève. Statutairement, les gardiens sont privés du droit de grève, mais l'administration l'avait toléré, jusqu'ici, le temps des négociations.

Conséquences sur les détenus

Le mouvement a eu des conséquences pénibles sur les détenus : nombre d'entre eux restent confinés dans leur cellule sans accès aux parties communes. Du côté des familles des détenus, l'agacement se fait sentir après plusieurs jours consécutifs sans parloir. Certains tentent leurs chances, d'autres se plaignent de ne pas avoir de nouvelles depuis une semaine. Au total, 119 établissements ont été perturbés ce mercredi 24 janvier.

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Mobilisation des surveillants pénitentiaires devant la prison de Beziers (Herault).
Mobilisation des surveillants pénitentiaires devant la prison de Beziers (Herault). (PASCAL GUYOT / AFP)