VIDEO. Retour sur la carrière de Jean-Pierre Mocky, l'un des cinéastes français les plus prolifiques

Le réalisateur a tourné plusieurs dizaines de films, souvent dans l'urgence et avec peu de moyens.

Celui que beaucoup décrivaient comme un fou de travail écrivait, tournait et montait lui-même pour produire ses films à moindre coût. Le cinéaste Jean-Pierre Mocky est mort à l'âge de 86 ans, jeudi 8 août, à annoncé sa famille. 

Incroyablement prolifique, il a tourné plus d'une soixantaine de films, souvent dans l'urgence : sa manière à lui d'obtenir un cinéma vérité. Né en 1933 à Nice sous le nom de Jean-Paul Mokiejewski, il a fait ses premiers pas dans le cinéma dès l'âge de 9 ans, d'abord figurant puis comédien à part entière.

Une de ses cibles préférées : l'Eglise catholique

Très vite, il veut réaliser ses propres long-métrages et signe son premier succès à 26 ans avec Les dragueurs. Il produit ensuite des films à un rythme effréné et s'entoure de ses comédiens fétiches : Bourvil et Michel Serrault. Cet esprit libre s'inspire souvent de faits de société comme dans l'un de ses plus grands succès, A mort l'arbitre, où il dénonce l'hystérie des supporters de foot. Une de ses cibles favorites était l'Eglise catholique, qu'il tourne volontiers en ridicule comme dans Le Miraculé

Il a par la suite acheté deux cinémas à Paris. Il y programmait ses propres films et ceux de ses réalisateurs préférés. Celui qui se définissait comme un solitaire était encore en repérage pour ses prochains films il y a quelques semaines. 

Jean-Pierre Mocky dans son cinéma Le Brady, à Paris, le 17 octobre 2002. 
Jean-Pierre Mocky dans son cinéma Le Brady, à Paris, le 17 octobre 2002.  (JEAN-PIERRE MULLER / AFP)