Tribune en faveur de la réforme des droits d'auteur : "On se bat pour que les artistes puissent exister"

Guillaume Ledoux, l’un des fondateurs du groupe de rock Blankass, soutient cette réforme qui vise à faire payer des droits d'auteur aux géants du numérique (Google, Apple, Facebook et Amazon).

Le groupe Blankass fait partie des 171 artistes et journalistes français qui ont signé une tribune dans \"Le Journal du dimanche\" en faveur de la réforme européenne du droit d\'auteur.
Le groupe Blankass fait partie des 171 artistes et journalistes français qui ont signé une tribune dans "Le Journal du dimanche" en faveur de la réforme européenne du droit d'auteur. (MAXPPP)

"On se bat pour que les artistes puissent continuer à exister", a affirmé dimanche 24 mars sur franceinfo Guillaume Ledoux, l’un des fondateurs du groupe de rock Blankass, qui fait partie des 171 artistes et journalistes français qui ont signé une tribune dans Le Journal du dimanche en faveur de la réforme européenne du droit d'auteur.

Une directive doit être votée mardi, qui redéfinit les droits d'auteur versés par les GAFA (Google, Apple, Facebook et Amazon) qui diffusent des œuvres sur internet : "Les grandes plateformes comme Youtube, Facebook ou Amazon ne paient pas de droits d’auteur alors qu’ils diffusent de la musique, des photos, des dessins et des articles", a expliqué le musicien.

"Plateformes multimilliardaires"

"On essaie de faire passer cette directive qui va mieux défendre nos œuvres, celles des photographes, des journalistes, des musiciens, pour que les grandes plateformes qui sont multimilliardaires reversent un peu de leurs bénéfices aux auteurs", a plaidé Guillaume Ledoux.

"L’objectif de cette nouvelle directive n’est pas d’imposer un filtrage ou une censure sur internet", a tenu à souligner le membre de Blankass, qui a en outre mis en garde : "Si jamais un jour il n’y a plus de droit d’auteur, les artistes, les journalistes et les écrivains ne pourront plus vivre. Et ça, c’est le début de la censure."