Mémoire d'écran : la folie du patrimoine

À travers le temps, les Français se sont souvent mobilisés pour sauver le patrimoine de l'Hexagone. Retour sur ces moments.

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Avant le loto du patrimoine, mis en place en septembre 2018, les Français se sont mobilisés à de nombreuses reprises dans l'histoire. Après la Seconde Guerre mondiale, de nombreuses églises, mairies, palais de justice, demeures ancestrales ont été pulvérisés. Dans les années 1950, les curés se retroussent les manches pour reconstruire les églises. En 1963, en Bretagne, monsieur le Guilcher, le réparateur des clochers, devient l'homme providentiel attendu par tous les villages. Il grimpe à mains nues au sommet des églises sans filet. La télévision s'en mêle avec un programme intitulé "Chefs d'oeuvre en péril" et bat le rappel pour sauver le patrimoine, car l'argent fait défaut.

150 monuments sauvés de la ruine

Le patrimoine devient alors le premier loisir des Français, les bénévoles se mobilisent. En douze ans d'émissions, 150 monuments sont ainsi sauvés de la ruine. Dans la Loire, un château est sauvé par un ouvrier et un avocat. Ils convainquent les agriculteurs et les ouvriers de la région qui offrent en tout plus de 20 000 heures de travail. Mais parfois, la magie n'opère pas. Dans un village de Mayenne, la restauration de l'église nécessitait plusieurs millions d'euros. Sans mécène et sans bénévole, le village a décidé de la raser.

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Le château de Bussy Rabutin, ici photographié en août 2018, a été construit aux XIIème et XIVème siècle à Bussy-le-Grand (Côte-d\'Or). Le comte Roger de Bussy-Rabution, lieutenant général des armées royales de Louis XIV, y a donné son nom actuel. Des infiltrations d\'eau et la présence d\'insectes, qui menacent les décors, obligent à des travaux d\'urgence, évalués à environ 400 000 euros.
Le château de Bussy Rabutin, ici photographié en août 2018, a été construit aux XIIème et XIVème siècle à Bussy-le-Grand (Côte-d'Or). Le comte Roger de Bussy-Rabution, lieutenant général des armées royales de Louis XIV, y a donné son nom actuel. Des infiltrations d'eau et la présence d'insectes, qui menacent les décors, obligent à des travaux d'urgence, évalués à environ 400 000 euros. (PHILIPPE ROY / AURIMAGES / PHILIPPE ROY)