"La Haine" : le film culte ressort en salle 25 ans plus tard

25 ans plus tard, "La Haine" ressort en salle cet été. L’œuvre réalisée par Mathieu Kassovitz avait à l’époque marqué les esprits en jetant un nouveau regard sur les jeunes qui vivent en banlieue et leurs rapports avec la police.

France 3

C’est l’histoire d’un film sorti il y a 25 ans, mais qui aurait très bien pu être réalisé l’année dernière. 24 heures chrono dans la vie de trois jeunes au milieu d’un quartier secoué par une émeute : Saïd, Hubert et Vince. C’est d’ailleurs le premier rôle marquant pour Vincent Cassel au cinéma. 

"Leur donner un peu d’humanité"

"Il n’y avait pas beaucoup à l’époque de connaissances sur la banlieue, et sur les jeunes de quartier qui étaient souvent catalogués de banlieusards, de racailles. Moi, c’était mes potes, donc je voulais leur donner un peu d’humanité", analyse le réalisateur du film Mathieu Kassovitz. Pour le scénario, Mathieu Kassovitz s’inspire d’un fait divers, une bavure policière.

Le problème, c’est qu’il lui faut un décor, une cité. Et les mairies sont difficiles à convaincre. Grâce à de petits mensonges sur le scénario, les caméras s’installent à Chanteloup-les-Vignes dans les Yvelines pendant deux mois.

Culture rap

D'emblée, le film est un événement. C'est l'irruption de la culture rap et banlieue au Festival de Cannes avec sa montée des marches et le prix de la mise en scène. La Haine fait deux millions dentrées en France et 25 ans après, conserve haut la main le statut de film culte. 

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25 ans plus tard, \"La Haine\" ressort en salle cet été. L’œuvre réalisée par Mathieu Kassovitz avait à l’époque marqué les esprits en jetant un nouveau regard sur les jeunes qui vivent en banlieue et leurs rapports avec la police.
25 ans plus tard, "La Haine" ressort en salle cet été. L’œuvre réalisée par Mathieu Kassovitz avait à l’époque marqué les esprits en jetant un nouveau regard sur les jeunes qui vivent en banlieue et leurs rapports avec la police. (D.R.)