VIDEO. Arme "qui éclate les os" vs arme "nécessaire", faut-il interdir le LBD 40 ?

Le LBD 40 est une arme non-létale qui a succédé au flashball. Bruno Questel et Arié Alimi ont donné leur point de vue sur ces équipements très controversés.

BRUT

Les lanceurs de balles de défense (LBD) défraient la chronique, notamment depuis la série de manifestations qui ont rassemblé les gilets jaunes. En effet, les forces de l'ordre ont eu recours aux "balles de caoutchouc" lors de leurs interventions au sein des manifestants. L'avocat Arié Alimi, membre du bureau national de la Ligue des droits de l'Homme et Bruno Questel, vice-président du groupe LREM à l'Assemblée, s'expriment sur ce sujet.

Arme disproportionnée ?

Pour Arié Alimi, le LBD 40 est une arme "extrêmement dangereuse" qui "éborgne" et "éclate les os." Il évoque le cas d'un enfant de 15 ans blessé au visage par un tir de lanceur. Pour lui, les débordements sont liés à un mauvais respect des règles d'utilisation : "Pour le LBD 40, on ne peut pas viser ni la tête, ni les parties génitales, pourtant c'est ce qui est fait", pointe l'avocat. Et si les policiers sont à l'origine de tirs excessifs, ils seront, selon lui, "protégés par l'institution judiciaire."Arié Alimi précise que la France, contrairement aux autres pays européens, refuse d'adopter une "stratégie de désescalade" de la tension au profit de l'utilisation de ce type d'armes.

Arme nécessaire ?

Sans remettre en question la dangerosité du LBD 40, Bruno Questel rappelle que ces armes ne sont pas létales. L'homme politique ajoute qu'elles sont nécessaires puisque les policiers s'exposent à "des agressions fortes" : "La source de tout cela, c'est quand même les violences qui sont exercées par certains manifestants casseurs", précise-t-il. Pointant les exactions des fauteurs de troubles lors des manifestations, Bruno Questel dit faire confiance au "professionnalisme" et au "discernement" des forces de l'ordre et ajoute que "si des fautes sont commises par des policiers, elles seront sanctionnées." Par ailleurs, Bruno Questel relève "une nouvelle forme de manifestations, une nouvelle forme de comportements", ce qui justifierait pleinement l'utilisation du LBD 40 dans les rangs policiers. 

Le LBD 40 est une arme non-létale qui a succédé au flashball. Bruno Questel et Arié Alimi ont donné leur point de vue sur ces équipements très controversés.
Le LBD 40 est une arme non-létale qui a succédé au flashball. Bruno Questel et Arié Alimi ont donné leur point de vue sur ces équipements très controversés. (BRUT)