Un porte-avions français sur le point de rejoindre l'opération anti-Etat islamique au Moyen-Orient

Le groupe aéronaval viendra soutenir l'opération Chammal, le volet français de l'opération internationale Inherent Resolve, de janvier à avril, a annoncé Emmanuel Macron à l'occasion de ses vœux aux armées.

Emmanuel Macron s\'exprime devant des militaires, sur la base 123 d\'Orléans-Bricy (Loiret), jeudi 16 janvier 2020. 
Emmanuel Macron s'exprime devant des militaires, sur la base 123 d'Orléans-Bricy (Loiret), jeudi 16 janvier 2020.  (AFP)

Le Charles-de-Gaulle sera très prochainement déployé en Méditerranée orientale. Lors de ses vœux aux armées, Emmanuel Macron a annoncé, jeudi 16 janvier, que le porte-avions français serait envoyé en soutien de la coalition internationale anti-Etat islamique à l'œuvre au Moyen-Orient. "Le groupe aéronaval viendra soutenir l'opération Chammal [volet français de l'opération internationale Inherent Resolve] de janvier à avril, avant de se déployer en Atlantique et en mer du Nord", a-t-il détaillé devant un parterre de militaires et d'élus sur la base aérienne 123 d'Orléans (Loiret). 

Il "sera le cœur d'opérations combinées de plusieurs pays européens", a-t-il affirmé dans un discours prononcé devant deux avions de chasse Rafale, en précisant qu'"Allemagne, Belgique, Pays-Bas, Espagne, Portugal et Grèce participeront à l'escorte du Charles-de-Gaulle au cours de sa mission".

"Cette force européenne, tout comme notre déploiement Lynx dans les pays baltes, viendra renforcer le lien transatlantique et l'Otan, preuve supplémentaire que défense européenne et Otan sont les deux piliers d'un même édifice", a souligné le président de la République.

Une pique aux pays qui se désengagent

"Au Proche et Moyen-Orient, malgré les mutations de la région, nos forces engagées dans l'opération Chammal poursuivent les opérations de lutte contre Daech (...) dont la menace pèse toujours, sous une autre forme, larvée, plus insidieuse", a-t-il insisté, avant de lancer une pique à peine voilée aux pays qui, comme l'Allemagne et le Canada, ont retiré une partie de leur contingent d'Irak début janvier sur fond de tensions entre Téhéran et Washington.

"La France, depuis le début, avec constance (...), elle, est restée avec détermination, avec courage", et "ceux qui se battent contre la menace terroriste, ceux qui la subissent, dans cette région, savent qui est là et qui reste", a-t-il martelé.