Renforcement de Sentinelle : "C'est une des réponses à cette menace qui est montée d'un cran", après l'attentat de Nice dit le syndicat des commissaires

Les renforts militaires de l'opération Sentinelle commence à être déployés à Nice, a indiqué l'état-major des Armées.

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Radio France
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Des militaires de l'opération Sentinelle, à Lyon (Rhône), le 6 août 2020. (NICOLAS LIPONNE / HANS LUCAS)

"L'augmentation des menaces nécessite une présence policière et l'aide de nos amis militaires est importante ça contribue à rassurer les gens qui vont pouvoir se déplacer et circuler", a expliqué vendredi 30 octobre sur franceinfo, David Le Bars, secrétaire général du syndicat des commissaires de la police nationale (SCPN), après la décision du gouvernement de faire passer les effectifs de Sentinelle de 3 000 à 7 000, après l'attentat de la basilique de Nice qui a fait trois morts. "C'est une des réponses dans l'urgence à cette menace qui est montée d'un cran ces dernières semaines", a-t-il argumenté. Ces renforts militaires ont commencé à être déployés a indiqué l'état-major des Armées.

Répondre à la crise "sanitaire, sécuritaire et terroriste"

Avec le week-end de la Toussaint qui arrive, "la période est très compliquée, on en est conscients et il va falloir assurer toutes les missions pour lesquelles nous sommes censés œuvrer pour la sécurité de nos concitoyens", a poursuivi David Le Bars. "On est dans une crise sanitaire, on est dans une crise sécuritaire, on est dans une crise terroriste. Tous les curseurs sont au rouge. Il faut qu'on soit présents nous policiers, pour répondre à ces menaces afin que les Français puissent savoir qu'on est dans un pays où ils sont protégés."

Il faut "améliorer notre offre de sécurité pour faire face à ces défis. Aujourd'hui, on est dans l'urgence mais il faudra aussi qu'on soit capables de progresser, d'adapter la réponse et de progresser sur les dispositifs de sécurité pour mieux répondre à cette demande de sécurité."

Une question d'organisation et de répartition des forces

Il n'est pas question de réclamer des augmentations d'effectifs a soutenu le secrétaire général du syndicat des commissaires de la police nationale (SCPN), "on a en France 150 000 policiers, 100 000 gendarmes, et on a également l'aide des militaires pour les opérations Sentinelle. La véritable question, c'est celle de l'organisation, de la répartition des forces, du partenariat car avec l'attentat qui a eu lieu à Nice, on voit que nos amis de la police municipale sont des acteurs déterminants sur les territoires, ils ont fait preuve de courage et d'abnégation, il faut que ce continuum de sécurité se mette en place définitivement."

Par ailleurs, "il faut qu'on soit capables de détecter tous les signaux faibles afin de traiter au maximum le risque", il faut savoir "qui va faire en sorte de neutraliser en amont les gens susceptibles de passer à l'acte", a martelé David Le Bars.

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