Présidentielle : "Les candidats face à la réalité des policiers", le syndicat Alliance organise un débat sur la sécurité

Seuls les candidats à droite ont répondu à l'invitation. Gérald Darmanin, lui, représentera la République en marche, sans candidat déclaré.

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Radio France
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Un policier, à Grasse, le 28 février 2012. (VALERY HACHE / AFP)

"Les candidats face à la réalité des flics" : voilà comment le syndicat Alliance présente le grand oral qu'il organise mercredi 2 février au cinéma du Club de l'Etoile, à Paris, et pour lequel il convie les candidats à l'élection présidentielle à présenter notamment leur politique sécuritaire. Valérie Pécresse, Marine Le Pen et Eric Zemmour ont dit oui, tout comme le ministre de l'Intérieur. Gérald Darmanin représentera La République en marche, sans candidat déclaré à ce jour.

Aucun élu de gauche n'a accepté l'invitation

A gauche, en revanche, personne n'a accepté l'invitation de Fabien Vanhemelryck, le secrétaire général d'Alliance. "On a invité pas mal d'élus de gauche, notamment Mme Hidalgo, M. Roussel, Mme Taubira, M. Jadot et tous, et on ne peut que le regretter aujourd'hui, ont décliné l'invitation, explique ce dernier. Ils avaient la possibilité de pouvoir exprimer leur vision, parler de leur politique sécuritaire. Ils ont souhaité décliner notre offre et donc on se retrouve avec d'autres partis politiques. Mais aucun élu de gauche, malheureusement."

"J'ai l'impression que les élus de gauche n'ont pas comme priorité la sécurité, les policiers, la sécurité des concitoyens, ce qui est dommage parce qu'ils pouvaient s'exprimer en toute neutralité, avec une vision objective."

Fabien Vanhemelryck

à franceinfo

Jean-Luc Mélenchon, lui, n'a pas été convié, en raison de "sa haine anti-flic", avancée par le syndicat. "Comment inviter un politique qui veut dissoudre les BAC ou qui critique les méthodes de police aujourd'hui ?, s'interroge Fabien Vanhemelryck. M. Mélenchon pratique la haine anti-flic, le 'police bashing' et répond haine et désinformation à longueur de temps. (...) Le problème, c'est qu'avec un tel homme politique, il n'y a pas de débat : il passe son temps à attiser la haine anti-flic, ce qui est dangereux pour mes collègues sur le terrain. Pourquoi faire en sorte de continuer à discuter avec un tel individu ?" 

Présidentielle : le syndicat Alliance organise un débat sur la sécurité. Le reportage de David Di Giacomo
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Les candidats ne se croiseront pas

Le film Bac Nord sera également projeté en début de matinée, pour les policiers présents. Puis, les candidats viendront chacun leur tour devant les 150 policiers attendus dans ce cinéma parisien. Ils disposeront alors de 45 minutes pour exposer leur programme en matière de sécurité et pour répondre aux questions des fonctionnaires, sur des thèmes comme les retraites, la réponse pénale, le maintien de l'ordre ou encore par exemple le pouvoir d'achat. Le syndicat précise que les candidats ne se croiseront pas, le débat n'aura pas lieu entre eux, mais avec les policiers.

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