Opérations spéciales françaises : des soldats racontent leurs missions les plus délicates dans une série documentaire

Bosnie en 2000, Afghanistan en 2010, Côte d'Ivoire en 2011 : sur chacun de ces terrains, les forces spéciales françaises sont intervenues. Une série documentaire revient sur les coulisses de ces opérations. 

Soldat du 4e régiment d\'hélicoptères des forces spéciales à Kaboul (Afghanistan) le 18 août 2012.
Soldat du 4e régiment d'hélicoptères des forces spéciales à Kaboul (Afghanistan) le 18 août 2012. (ALEXANDER KLEIN / AFP)

C'est une série documentaire immersive. Afghanistan, Côte d'Ivoire, Bosnie, libération d'otages, contre-terrorisme ou traque d'un criminel : six missions confiées aux opérations spéciales françaises et peu connues du grand public sont décortiquées dans une série diffusée par Planète+ à partir du 14 novembre. Des témoignages rares, accompagnés d'images de terrain déclassifiées par les armées et de celles plus personnelles prises par les opérateurs en missions. Des soldats y jouent leur propre rôle lors de reconstitutions ou sont interviewés, cagoulés, face caméra.

Des récits précis et forts, car "beaucoup de choses passent par le regard et les yeux, explique Stéphane Rybojad, créateur et réalisateur de cette série. Ils sont terriblement humains, donc leurs propos, leurs mots ont une résonance qui va bien au-delà de l'apparence, de ce à quoi ils ressemblent. Le fait d'arriver à recueillir l'ensemble de leurs témoignages permet de reconstruire l'intégralité de l'histoire, quasiment minute par minute."

La préparation et la détermination des soldats 

Chacun des entretiens a pu durer jusqu'à trois heures. Le montage de chaque épisode, très précis, dure sept semaines. C'est long, fastidieux, mais cela permet de capter l'adrénaline, l'amitié, l'humanité, l'intensité d'une opération, surtout quand elle tourne mal. Cela permet aussi de capter la détermination d'un homme, quand la frontière entre vivre et mourir est mince. 

"La dangerosité de leur métier, ils en sont bien conscients. Il y a cette adrénaline aussi qu'elle procure qui est bien présente, souligne le réalisateur.  Comme certains disent, il y a cette partie pendant de long mois voire parfois de longues années d'entraînement, mais un jour il va falloir jouer le match. Et ils s'y attendent tous, ils s'y préparent tous, sinon ils changeraient tous de métier."

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