Nice : la reconnaissance faciale en phase de test

Dans le cadre du carnaval de Nice (Alpes-Maritimes), organisé ces mardi 19 et mercredi 20 février, la reconnaissance faciale est testée pour la toute première fois à grande échelle dans notre pays. Cette expérimentation, qui utilise les caméras de vidéosurveillence déjà installées en ville, fait polémique.

FRANCE 2

Le carnaval de Nice (Alpes-Maritimes) servira de test pour une mesure de sécurité inédite en France : une surveillance massive de la foule par reconnaissance faciale. L'objectif : repérer un enfant perdu ou une personne au comportement suspect. Dans cette ville touchée par un attentat de masse, l'idée fait débat. Pour l'instant, il s'agit d'une expérience. Six caméras installées à l'entrée des portiques filmeront le flux des spectateurs. Seules 1 000 personnes volontaires seront concernées. Le logiciel devra les repérer dans la foule, tous les autres visages seront floutés.

Vers une généralisation à toute la ville ?

La Cnil (Commission nationale de l'informatique et des libertés), organisme chargé de contrôler le fichage en France, a accepté l'expérimentation. Le maire de Nice, Christian Estrosi, espère la généraliser. "Il nous faudra, avec le dossier de fin d'expérimentation, apporter la preuve de l'efficacité de ce système et de la préservation des libertés individuelles", a-t-il expliqué. Il souhaite étendre ce système dans toute la ville, avec l'aide de 2 000 caméras qui surveilleraient nuit et jour les artères niçoises.

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Une caméra de vidéosurveillance installée sur la promenade des Anglais, à Nice, le 12 janvier 2012.
Une caméra de vidéosurveillance installée sur la promenade des Anglais, à Nice, le 12 janvier 2012. (VALERY HACHE / AFP)