Mali : le chef d'Aqmi tué, succès majeur pour l'armée française

La mort d'Abdelmalek Droukdel, chef d'Al-Qaïda au Maghreb islamique, a été annoncée par la ministre des Armées, Florence Parly. Un succès majeur, mais que sait-on au lendemain de cette annonce ?

À 50 ans, Abdelmalek Droukdel était un vétéran du jihad. En Algérie, son pays d’origine, puis dans tout le Sahel, il était le chef historique d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), qui a longtemps détenu de nombreux otages, français et étrangers. En l'éliminant au nord du Mali, non loin de la frontière avec l’Algérie, d’où il dirigeait ses opérations, l’armée française porte un coup sévère à l’organisation terroriste. C’est la ministre des Armées, Florence Parly, qui a annoncé sa mort, vendredi 5 juin, dans un tweet.

Multiplication des frappes

Son convoi aurait d’abord été pilonné depuis les airs, avant qu’interviennent au sol les commandos des forces spéciales. Une opération rendue possible en partie grâce à des renseignements américains. Les militaires de Barkhane multiplient les frappes contre les groupes terroristes qui se disputent la région, ceux liés à Al-Qaïda et ceux qui se revendiquent de Daech. Objectif : désorganiser les groupes terroristes dans leur lutte d’influence. Ces derniers mois, selon des sources militaires, près de 500 jihadistes auraient été tués ou capturés au Sahel par les soldats français.

Le JT
Les autres sujets du JT
Une photo, publiée en mai 2012, d\'Abdelmalek Droukdel, chef d\'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).
Une photo, publiée en mai 2012, d'Abdelmalek Droukdel, chef d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi). (AL-ANDALUS / AFP)