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L'arrivée de caméras pour surveiller l'utilisation du LBD "est un effet d'annonce", selon le journaliste David Dufresne

Le journaliste qui répertorie sur Mediapart les cas de violences policières depuis le début du mouvement des "gilets jaunes", David Dufresne, a toutefois relevé "un fléchissement" de la part du gouvernement.

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Radio France
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Un policier avec un lanceur de balles de défense, lors de la manifestation des "gilets jaunes", le 8 décembre 2018. (IAN LANGSDON / MAXPPP)

Alors qu'est expérimenté pour la première fois, samedi 26 janvier, le port de caméras pour les forces de l'ordre utilisant un lanceur de balles de défense (LBD), le journaliste et écrivain David Dufresne a jugé sur franceinfo que cette mesure relevait de "l'effet d'annonce".

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Le journaliste qui répertorie sur Mediapart les cas de violences policières depuis le début du mouvement indique tout de même que cette mesure "est un fléchissement après neuf semaines de déni et de mensonge d'État autour des violences policières contre les 'gilets jaunes', où il n'y avait pas un mot pour les victimes, où on ne comptabilisait aucune victime grave. On voit qu'il y a effectivement un fléchissement".

David Dufresne a précisé que "cette annonce est suivie d'un télégramme, envoyé par le ministère de l'Intérieur aux commissariat, aux préfets, etc. Je l'ai sous les yeux, je vais vous en lire une phrase : 'L'absence d'enregistrement ne peut pour autant constituer un motif invalidant le recours au LBD'. C'est la dernière phrase. Cela veut dire que si vous n'enregistrez pas, ce n'est pas grave. C'est un effet d'annonce".

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