VIDEO. Les ex-otages libérés au Burkina Faso estiment qu'ils auraient dû "prendre davantage en considération les recommandations de l'Etat"

Laurent Lassimouillas et Patrick Picque ont posé le pied sur le sol français à 18 heures, samedi, sur la base de Villacoublay (Yvelines).

Ce qu'il faut savoir

Les voilà rentrés chez eux. Au lendemain de leur libération dans le nord du Burkina Faso, Laurent Lassimouillas et Patrick Picque ont atterri à 18 heures, samedi 11 mai, sur la base de Villacoublay (Yvelines). Les deux ex-otages ont été accueillis par le président Emmanuel Macron et plusieurs responsables du gouvernement et de l'armée. Suivez leur retour sur franceinfo.fr.

"Nos premières pensées aux deux militaires." Après avoir évoqué le sort de deux militaires morts dans l'opération, Laurent Lassimouillas a estimé face aux caméras qu'ils auraient dû "prendre davantage en considération les recommandations de l'Etat et la complexité de l'Afrique" et "éviter de [se] rendre dans cette magnifique région du monde qui malheureusement bascule dans l'instabilité."

Ils avaient disparu le 1er mai. Les deux touristes français ont été libérés par les forces spéciales françaises, dans la nuit de jeudi à vendredi, dans le nord du Burkina Faso. Les deux enseignants avaient été enlevés il y a dix jours lors d'un séjour touristique dans le parc national de la Pendjari, dans le nord du Bénin. 

Deux militaires sont morts au cours de l'opération. Au cours de cette opération, deux soldats français ont été tués dans l'assaut. Alain Bertoncello et Cédric de Pierrepont appartenaient au commando Hubert de la Marine nationale. Un hommage national leur sera rendu, mardi, aux Invalides à Paris. Leurs dépouilles arriveront lundi dans l'Hexagone.

"Respecter intégralement" les conseils aux voyageurs. Depuis la base de Villacoublay, le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian a appelé les Français à la prudence. "Je souhaite, après cet exemple, que les touristes français respectent intégralement les conseils aux voyageurs" donnés par le Quai d'Orsay.

Les ex-otages adressent leurs "pensées aux familles". Un peu plus tôt dans la journée, les deux Français ont été accueillis par le président burkinabé. Lors d'une courte déclaration au palais présidentiel de Ouagadougou, ils ont présenté leurs "condoléances aux soldats qui ont perdu la vie pour [les] libérer de cet enfer."

Retrouvez ici l'intégralité de notre live #OTAGES

10h02 : Les opérations de libération d'otages sont souvent considérées comme les plus complexes à réaliser. Celle qui a eu lieu dans la nuit du jeudi 9 mai au vendredi 10 mai, au Sahel, ne fait pas exception. Le récit dans cette vidéo de France 2 :

09h37 : Afrique, Moyen-Orient, mais aussi Amérique centrale et Asie... Le ministère français des Affaires étrangères tient à jour une carte des régions du monde les plus dangereuses. Le détail est à lire dans notre article.

(MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES)

09h15 : "Nos commandos sont entrés simultanément dans les différentes huttes sans être certains de ce qu'ils y trouveraient. Il y a donc bien eu une prise de risque assumée, partagée, car elle fait partie de notre métier."

Dans cette interview, le haut gradé revient l'opération qui a conduit à cette libération.

09h10 : Dans une interview au JDD, le vice-amiral Laurent Isnard, chef du commandement des opérations spéciales, revient sur l'opération qui a permis la libération de quatre otages mais coûté la vie à deux soldats d'élite français. "Tant que des citoyens français seront menacés et que nous recevrons la décision d'aller les chercher, nous irons les chercher", affirme-t-il.

09h11 : On débute de bon matin par un premier point sur l'actualité :

Les deux otages français libérés par les forces spéciales françaises dans le nord du Burkina Faso ont été accueillis avec sobriété à leur descente d'avion par le président Emmanuel Macron. Dans une déclaration lue devant micros et caméras, ils ont reconnu avoir été imprudents.

• Le vice-amiral Laurent Isnard, chef du commandement des opérations spéciales défend "une prise de risque assumée" et revient sur l'opération qui a permis la libération de quatre otages mais coûté la vie à deux soldats d'élite français.

• Le taux de participation aux élections provinciales en Nouvelle-Calédonie était ce dimanche à midi de 31,42%, dix points en deçà de la participation à la même heure lors du référendum sur l'indépendance du 6 novembre dernier.

Rien ne va plus pour l'AS Monaco. Ce grand nom du championnat de France est à deux doigts de devenir barragiste, après une nouvelle défaite à Nîmes (1-0).

23h00 : Ce live fait une pause pour la nuit. Voici les principaux titres de l'actualité.

Les deux ex-otages français sont rentrés dans l'Hexagone cet après-midi. Dans une déclaration lue devant micros et caméras, ils ont reconnu avoir été imprudents.

La mobilisation continue de plonger, avec un peu plus de 18 000 manifestants comptés par la place Beauvau et 37 000 par le "Nombre jaune".

France Télévisions annonce son intention de porter plainte après le fichage d'un de ses journalistes par Monsanto.

Rien ne va plus pour l'AS Monaco. Ce grand nom du championnat de France est à deux doigts de devenir barragiste, après une nouvelle défaite à Nîmes (1-0).

Rendez-vous demain, neuf heures, pour la suite de ce live.

22h22 : Rien à signaler de ce côté. Peut-être l'a-t-il fait par des voies plus diplomatiques ?

Du côté américain, c'est un diplomatique spécialiste de l'Afrique au département d'Etat qui a remercié la France. " Je présente mes plus sincères condoléances aux familles des soldats français tués pendant l’opération", a tweeté Tibor Nagy

22h19 : Sait on si le tweeter invétéré qu’est Donald Trump a remercié pour la libération de l’otage américain par les forces françaises ? Rien vu à ce sujet.

21h25 : France 2 vous propose un gros plan sur le commando Hubert, qui a libéré les otages au Burkina Faso au prix de la vie de deux hommes. Cette unité est l'héritière directe des hommes du commandant Kieffer, premières forces spéciales à débarquer en Normandie le 6 juin 1944 aux côtés des Britanniques.




(FRANCE 2)

21h01 : Sébastien Pétronin, le fils de Sophie, otage au Sahel depuis plus de deux ans, réagit sur le plateau de C L'Hebdo à la libération des deux otages français hier. "Hier, on a tous reçu une mauvaise nouvelle et une bonne".




(FRANCE 5)

20h22 : @anonyme Je vous laisse votre théorie à la James Bond. On ne sait pas grand chose sur ces deux femmes : les Etats-Unis et la Corée du Sud "n'avaient pas nécessaire connaissance de la présence de leurs ressortissantes sur le sol burkinabé", a déclaré le général Lecointre. Elles étaient enlevées depuis près d'un mois.

L'otage américaine a été rapatriée séparément, a indiqué l'état-major.

20h22 : Bonsoir France info, je trouve étonnant qu’il n’y ait pas un mot sur les otages étrangers, est ce que c’étaient des espions infiltrés ?

19h58 : 20 heures, l'heure du dîner mais aussi du point sur l'actualité.

Les deux ex-otages français sont rentrés dans l'Hexagone cet après-midi. Dans une déclaration lue devant micros et caméras, ils ont reconnu avoir été imprudents.

La mobilisation continue de plonger, avec un peu plus de 18 000 manifestants comptés par la place Beauvau et 37 000 par le "Nombre jaune".

France Télévisions annonce son intention de porter plainte après le fichage d'un de ses journalistes par Monsanto.

Le Brexit, ce n'est pas un problème au rugby. Les Anglais des Saracens sont sur le toit de l'Europe après leur victoire en finale de la Champions Cup sur les Irlandais du Leinster (20-10).

19h04 : Néanmoins, si on ne voyage plus, on donne raison aux djihadistes qui veulent justement dissuader l'Occident de faire du tourisme...et aux médias de rendre compte de la réalité !!! Merci Franceinfo

19h03 : Vous jugez sans savoir. J'ai vécu 40 ans au Sahel, une partie de ma famille est au Burkina. Je connais la région concernée. Ça fait près de 10 ans que l'on déconseille aux Français de dépasser Tanguiéta car, avant le terrorisme, il y avait des attaques sur la route par des bandits.

19h00 : @Anass Nous avons également mené l'enquête, et si l'intégralité du parc n'était pas en zone rouge, l'hôtel des deux touristes enlevés lui se trouvait juste à côté. Les détails ici.




(MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES / FRANCEINFO)

19h01 : Bonjour, le parc où ont été enlevés les deux otages n'était pas en zone rouge au moment de leur enlèvement. Un article du Figaro vient de le confirmer il y a quelques minutes.

18h58 : Si vous l'avez ratée, revoici la déclaration des deux otages, un texte lu par Laurent Lassimouillas.

(FRANCEINFO)

18h55 : Ben... évidemment, pourquoi ? Il y a des milliers d'endroits à découvrir sur la planète (dont des centaines en Europe), pourquoi absolument chercher un trip à la Yémen ? Pardon si je n'épouse pas la « pensée unique »...

18h55 : Sauf que là la sécurité est très loin de 100%, mais plus proche de 0% et dans c cas on s'abstient.

18h55 : Pierre, je vous ai connu plus réfléchi. La question n'est pas d'aller dans des destinations sûres à 100%, mais d'aller dans des zones rouges... vous iriez a Deir Ezor ?

18h50 : Dans les commentaires, vous êtes nombreux à questionner la pertinence de se rendre en vacances dans des pays à risque.

18h50 : Si vous avez manqué la prise de parole des deux ministres, la revoici en replay :

(FRANCEINFO)

18h54 : Pour être tout à fait exact, mon camarade Yann Thompson s'est penché sur la carte du ministère avant l'enlèvement. Le parc de la Pendjari était en grande partie en jaune et orange, avec une bande frontalière avec le Burkina situé en zone rouge. C'est là que se trouvait leur hôtel.

C'est quoi la zone jaune ? Une zone de "vigilance renforcée". Ainsi, un pays très touristique comme la Thaïlande se trouve intégralement en jaune, avec des bandes frontalières en orange et rouge.

18h49 : "Nos premières pensées vont aux deux militaires qui ont donné leur vie pour nous sortir de cet enfer. Leur sacrifice donne un sens à nos vies. Certainement aurions-nous dû prendre davantage en considération les recommandations de l'Etat et la complexité de l'Afrique. Et éviter de nous rendre dans cette magnifique partie du monde qui malheureusement bascule dans l'instabilité. Nous avons aussi une pensée pour notre guide béninois."

18h42 : Les otages prennent la parole, et vont lire un texte devant les caméras.

18h43 : Jean-Yves Le Drian a eu une pensée pour Sophie Pétronin, dernière otage française retenue dans la zone.

18h37 : @Antoine La ministre Florence Parly indique que les dépouilles des deux soldats arriveront demain dans l'Hexagone.

18h42 : Bonjour franceinfo. Sait-on si les corps des militaires morts sont arrivés en France dans l'avion ou s'ils sont toujours au Burkina Faso, s'ils y sont quand et comment reviendront-ils en France pour la cérémonie de mardi ? Merci d'avance, avec une pensée pour leur famille.

18h38 : "Donner sa vie pour sauver celle des autres, c'est la forme ultime de l'engagement, celle qui nous dépasse tous. Le message de la France est clair : ceux qui veulent s'en prendre à la France, aux Français, savent que nous les traquerons, les trouverons et les neutraliserons."

18h38 : "La mission de nos armées, c'est de protéger les Français. C'est une mission qui n'est pas sans risques. Et lutter contre les terroristes, c'est dangereux. Nos hommes et nos femmes y sont préparés. Ils sont formés, entraînés et visent l'excellence. Et l'excellence était au rendez-vous."

18h35 : "Peu de forces armées dans le monde sont capables de réussir une telle opération. Ils l'ont fait."

18h34 : Jean-Yves Le Drian insiste sur le fait qu'il faut respecter les "conseils aux voyageurs" du Quai d'Orsay. Rappelons que la zone où les deux touristes ont été enlevés n'était pas considérée comme à risques avant ces derniers jours.

18h33 : "[Les deux soldats tués lors de l'opération] ont fait leur devoir, ils ont accompli leur mission."

18h33 : Jean-Yves Le Drian tente de couper court à toute polémique en soulignant que les présidents de la République ont toujours été présents pour accueillir les otages libérés.

18h34 : "Dans cette affaire, il y a d'abord un devoir d'Etat d'assurer la sécurité des Français, où qu'ils se trouvent. Le devoir de l'Etat est d'assurer la sauvegarde des Français qui sont en danger. Le devoir de l'Etat, c'est aussi d'éviter qu'au Sahel ne se mette en place un logique de prise d'otages de guerre [qui peuvent servir à financer le terrorisme]".

18h27 : Je suis moi-même allé très récemment au Burkina pour raisons professionnels. Les zones à risque sont très variables au Sahel. Attention aux jugements de valeurs précipités...

18h19 : Le Bénin, ce n'est plus tout à fait le Sahel @anonyme. Mais là où vous avez raison, c'est qu'aller au Bénin est plus dangereux qu'aller en Espagne par exemple. Faut-il pour autant s'interdite toutes les destinations qui ne sont pas sûres à 100% ?

18h24 : Je suis partagé sur ce point. Il est vrai que se rendre au Sahel est dangereux. En même temps, ne devons-nous pas montrer que la terreur ne nous empêche pas de vivre ?

18h16 : Ces soldats d'élite ont donné leur vie pour la libération des otages. Les accueillir revient à rendre hommage au sacrifice de nos soldats.

18h16 : Si vous avez raté la brève séquence de l'accueil des anciens otages par le président de la République, voici le replay :

(FRANCEINFO)

18h24 : Ce dernier fustige au passage une partie des élus de droite et d'extrême-droite qui critiquent les otages sur les réseaux sociaux.

18h42 : @anonyme Au risque de me répéter, quand les deux touristes français sont allés au parc de la Pendjari qui n'était pas en zone rouge, ni orange, sur les cartes du Quai d'Orsay. Donc les qualifier d'"inconscients" est pour le moins léger.

L'ex-otage Nicolas Hénin apporte ce contrepoint sur Twitter.

18h23 : C'est indécent cette publicité et ses honneurs pour deux inconscients qui sont directement responsables de la mort de deux soldats d'élite.

18h05 : Emmanuel Macron, Florence Parly et Jean-Yves Le Drian vont au devant des otages, protégés par un parapluie car le ciel est menaçant au-dessus de Villacoublay.

17h59 : L'avion ramenant les ex-otages en France vient d'atterrir sur le tarmac de Villacoublay.