Ce que l'on sait de l'arrestation et de la mise en examen de deux jeunes pour association de malfaiteurs terroriste criminelle

Deux jeunes radicalisés sans lien l'un avec l'autre sont soupçonnés de deux projets d'actions violentes distincts. 

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Radio France
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Logo de la Direction générale de la sécurité intérieure..  (GERARD JULIEN / AFP)

Un mineur de 17 ans et un jeune majeur de 18 ans ont été interpellés mercredi 10 mars à Mantes-la-Jolie (Yvelines) et à Marseille (Bouches-du-Rhône) puis mis en examen le week-end suivant. Les deux jeunes radicalisés sont soupçonnés d'avoir fomenté des projets d'actions violentes en France, notamment sur des sites militaires. Il s'agit de deux affaires distinctes.

Deux interpellations dans la semaine

Le mineur de 17 ans a été interpellé mercredi 10 mars par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) à Mantes-la-Jolie et mis en examen, a appris dimanche 14 mars franceinfo de source proche du dossier. Domicilié à Avion, dans le Pas-de-Calais, ce mineur, pas réellement connu des services de police pour des questions de délinquance, a été interpellé chez sa mère.

Dans une autre procédure, c'est un jeune homme, âgé de 18 ans qui a également été interpellé mercredi 10 mars mais à Marseille. Il a lui aussi été mis en examen pour association de malfaiteurs terroriste criminelle et placé en détention provisoire samedi 13 mars.

Les circonstances qui ont permis l'arrestation

Selon une source proche du dossier, le jeune homme de 17 ans avait été repéré grâce à ses activités sur internet au sein d'un groupe de radicalisés via l'application de messagerie cryptée Telegram. Il était étroitement surveillé par la DGSI car il avait indiqué sur ce réseau qu'il voulait s'en prendre à des sites militaires.

S'agissant du jeune de 18 ans, son interpellation par la DGSI est le fruit d'une visite domiciliaire, d'instigation administrative, au cours de laquelle des documents de propagande terroriste ont été retrouvés. Il échangeait avec des djihadistes..

"La menace terroriste est toujours très présente", a réagi sur franceinfo Marlène Schiappa, dimanche 14 mars, interrogée sur ces affaires. La ministre déléguée à la Citoyenneté pointe un "terrorisme d'atmosphère", avec des jeunes qui "se radicalisent parfois sur leur téléphone en regardant des contenus sur les réseaux sociaux et décident seuls d'initiatives de passage à l'acte terroriste".

Deux projets distincts mais pas aboutis

Le mineur de 17 ans est soupçonné d'avoir projeté une action violente, notamment contre des militaires et, selon les informations de franceinfo, il avait effectivement effectué des repérages sur le site militaire à la Citadelle de Lille, dans le Nord, où stationne le 43e régiment d'infanterie ainsi que l'état-major et la garnison du corps de réaction rapide. Il avait par ailleurs effectué des recherches sur internet afin de trouver d'autres cibles. Cet adolescent était aussi dans une démarche de recherches d'armes mais avec beaucoup d'amateurisme, a indiqué une source proche du dossier qui a précisé que son projet n'était pas du tout abouti.

Dans la deuxième affaire, concernant le jeune de 18 ans interpellé à Marseille et qui n'a aucun lien avec le premier dossier, le jeune majeur, travaillait sur un projet d'attaque dans le sud de la France. Il avait tenté de se rendre en Syrie sans y parvenir

Selon les informations de franceinfo, il s'agit des deux premiers projets d'attaque déjoués cette année.

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