Au plus près des militaires de l'opération Sentinelle

Louis Laforge s'est rendu au plus près des militaires de l'opération Sentinelle. Immersion.

France 3

Plus de 10 000 militaires sont actuellement mobilisés pour assurer la protection du territoire, placé toujours en état d'urgence. Louis Laforge s'est rendu au plus près de ces soldats qui participent à l'opération Sentinelle. Au sein de la section du premier régiment d'infanterie rencontré par le journaliste de France 3,il y a Maxime. À 20 ans, il participe déjà à sa deuxième mission au sein de l'opération Sentinelle.

Un million d'euros par jour

Maxime a officiellement intégré l'armée en mai dernier. Originaire de la Marne, basé à Sarrebourg en Moselle, il vient d'arriver à Paris pour trois semaines. Immédiatement, il est plongé dans le grand bain. Être militaire, Maxime, qui est également sapeur-pompier volontaire, y pense depuis l'adolescence, mais les attentats de janvier dernier l'ont définitivement convaincu. "L'envie de servir encore plus, de protéger les populations, c'était vraiment ce qui me tenait à coeur", explique-t-il. Depuis les attentats du 13 novembre, notamment au Bataclan, l'accueil que les passants réservent aux patrouilles conforte Maxime dans son choix d'avoir intégré l'armée. "On a souvent des petits mots : 'merci', 'merci d'être là pour notre sécurité'", explique ce dernier. Depuis les attentats, ils sont de plus en plus nombreux à vouloir s'engager, une bonne nouvelle pour l'armée qui recrute 10 000 soldats supplémentaires sur deux ans. Les missions durent entre trois et cinq semaines, ensuite chaque militaire retourne dans sa caserne d'origine en attendant une nouvelle mission au sein de l'opération Sentinelle. Un dispositif qui coûte un million d'euros par jour et qui risque de durer encore longtemps.

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Un militaire patrouille devant la cathédrale Notre-Dame de Paris, le 24 décembre 2015.
Un militaire patrouille devant la cathédrale Notre-Dame de Paris, le 24 décembre 2015. (PHILIPPE WOJAZER / REUTERS)