Vin : témoignage d'un vigneron passé, non sans difficulté, au bio

Face aux dangers que représentent les pesticides, le viticulteur Denis Pommier est passé au bio, non sans difficulté. Mais à l'heure du bilan des vendanges, il ne regrette pas ce choix. 

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Denis Pommier, auteur de Les larmes de ma vigne, est vigneron à Chablis (Yonne), l'un des terroirs les plus prestigieux de Bourgogne. Depuis qu'il est passé au bio il y a presque dix ans, son travail est plus pénible, comme, par exemple, au niveau du désherbage. "Quand on est dans les vignes, qu'il fait 35 degrés et qu'on a la pioche, c'est un boulot... on peut comprendre que certains viticulteurs ne veuillent pas le faire", confie-t-il. 

Les ravages des pesticides

En 2016, le gel, la grêle et les maladies anéantissent sa récolte et font vaciller ses convictions bio. "On a failli capituler, je suis même allé acheter du produit de synthèse pour pouvoir essayer de contenir cette maladie, et puis on était incapable de le positionner", glisse Denis Pommier, qui a vu de très près les ravages des pesticides. Son père, agriculteur céréalier, a été emporté par un cancer. En passant au bio, Denis Pommier a perdu 20% de son rendement et a dû augmenter ses prix. Mais les clients sont restés fidèles. 

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Les vendanges précoces dans un vignoble de Fitou (Aude), le 28 juillet 2020. 
Les vendanges précoces dans un vignoble de Fitou (Aude), le 28 juillet 2020.  (RAYMOND ROIG / AFP)