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Vidéo Dans les cantines scolaires, "on mange des soupes qui n’en sont pas"

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Durée de la vidéo : 4 min.
Envoyé Spécial s’est invité à la table des 7 millions de demi-pensionnaires français pour tenter de comprendre pourquoi tant d'écoliers n’aimaient pas la cantine.
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Envoyé Spécial s’est invité à la table des 7 millions de demi-pensionnaires français pour tenter de comprendre pourquoi tant d'écoliers n’aimaient pas la cantine.

Vos enfants détestent la cantine ? Ils ont peut-être de bonnes raisons. Dans son émission diffusée ce jeudi 15 novembre, Envoyé Spécial s’est invité à la table des 7 millions d’écoliers français qui mangent à la cantine quotidiennement pour examiner le contenu de leur assiette. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il est parfois surprenant. En atteste Mina, 7 ans : "Les omelettes, elles sont toujours vertes à l’intérieur. Et la viande, il y a plein de gras dedans. Quand on veut la couper, on ne peut pas parce qu’il y a une espèce d’élastique qui la retient." Pour faire entendre sa voix et tenter de faire bouger les choses, l’écolière a donc décidé d’écrire une lettre à la mairie de son arrondissement parisien dans laquelle elle se plaint de la qualité des menus proposés dans son établissement. En vain.

Des aliments ultra transformés

Intrigués que leurs enfants se plaignent autant, certains parents d’élèves ont décidé de s’organiser. Alors qu’elle était "venue pour prendre une photo quotidienne", cette mère de famille remarque que les enfants ne touchent même pas à leur assiette. "Et là, un peu vision étrange, en regardant de plus près, on voit une espèce de gélatine visqueuse, transparente, blanche, sur des bouts de choses qui ressemblaient ni plus ni moins à de la pâtée pour chat." Le menu indique pourtant qu’il s’agit d’allumettes bio. En demandant la fiche technique, elle s’aperçoit que l’ingrédient principal est l’eau, puis de l’huile, puis de l’amidon, de la poudre de blanc d’oeuf, du concentré de tomates. Un total de 18 ingrédients issus de poudres diverses, pour un résultat ultra transformé. Certains parents s’inquiètent désormais d’un possible lien entre ces aliments et des maladies chroniques, du diabète, de l’obésité ou encore des cancers. Sur le menu, tout est pourtant fait pour les rassurer : "On voit du bio, du bio, du bio, du label rouge et on est super contents", explique cette mère de famille. "Mais après derrière, il faut décrypter […] sur une semaine de repas, il y a une vinaigrette qui est cuisinée maison, tout le reste c’est acheté, préparé."

Une nouvelle loi alimentation dès 2022

Heureusement, dans certaines cantines, les menus sont de meilleure qualité, conçus en collaboration avec des producteurs locaux. "Je suis venu dans cette cantine, c’est pour amener ma touche personnelle et en même temps pour essayer d’améliorer les choses avec les moyens qu’on a, bien sûr", témoigne le chef d’une cantine d’Avignon. La nouvelle loi alimentation prévoit qu’en 2022, toutes les cantines devront servir 50 % de produits labellisés ou locaux, dont 20 %, au moins, de produits bio.

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