Sangliers : ravages dans nos campagnes

Le sanglier, fléau des campagnes, prolifère. En quarante-cinq ans, la population a été multipliée par 19. Le gouvernement s'est saisi du sujet qui se chiffre en dizaines de millions d'euros de dommages.

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France 2

Le sanglier, bête noire des agriculteurs, aime particulièrement les cultures de maïs. Ils creusent des sillons en traversant les champs et les agriculteurs sont impuissants. Les cultures, mais aussi les pelouses comme un golf à Limoges (Haute-Vienne) sont complètement retournés. L'espèce prolifère même si les chasseurs ont tué en 2017 750 000 sangliers, huit fois plus qu'il y a trente ans. "D'une année sur l'autre on peut avoir une population qui peut augmenter de 150%", explique Yves Thuillier de la fédération des chasseurs du Loir-et-Cher.

Des chasseurs pointés du doigt

Les chasseurs sont appelés à la rescousse pour réguler la population, mais beaucoup les accusent d'être à l'origine du problème. "Ils ont fait des milliers de lâcher d'animaux dans les années 80, suite à la défection du petit gibier", analyse François Darlot du Rassemblement pour une France sans chasse. Des images montrent même des chasseurs nourrir les sangliers, une pratique sensée éloigner les animaux des cultures, mais qui semble inefficace selon la FNSEA. Les chasseurs payent les dégâts de gibiers, le nouveau comité de lutte contre les dégâts de gibier aura pour mission de faciliter ses processus.

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Le sanglier, qui peut infliger de gros dégâts aux cultures, est classé nuisible dans une grande partie de la France. 
Le sanglier, qui peut infliger de gros dégâts aux cultures, est classé nuisible dans une grande partie de la France.  (MAXPPP)