Production de fleurs : le bras de fer mondial en marche

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Production de fleurs : le bras de fer mondial en marche
France 2
Article rédigé par
D.Lachaud, D.Basier, A.Sangouard, T.Breton, B.Bervas - France 2
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Le secteur de la fleur coupée prospère. En France, les fleuristes ont longtemps souffert de la concurrence, notamment des Pays-Bas. L'usage des pesticides y est notamment moins encadré. Les producteurs français ont su s'adapter. 

Aubépines, Fleur-de-lune... dans les années 80, elles faisaient la fierté de milliers d'horticulteurs français. Aujourd'hui, ils sont moins de 500 à les cultiver. Comment un secteur entier a-t-il pu se faner ? Philippe Alary, horticulteur, a vu de nombreux confrères baisser les bras durant les dernières années, notamment face à la concurrence africaine. "Au Kenya, aujourd'hui, c'est un dollar la journée", explique-t-il. Il n'y a pas que la concurrence, la réglementation française est de plus en plus stricte pour les pesticides. 

Le marché hollandais fleurit 

Des serres à l'abandon en témoignent. Il y a trois ans, plus de 100 000 roses étaient récoltées chaque semaine. Faute de traitement, aucune n'a résisté. Autant d'épreuves qui ont fait dépérir les serres françaises. Pendant ce temps, les serres aux Pays-Bas fleurissent. Aujourd'hui, 70% de la production mondiale transite par ces champions de la logistique. Après des années, les producteurs français se sont recentrés sur des fleurs plus résistantes, comme les pivoines. Certaines variétés tricolores sont de nouveaux redevenues compétitives. 

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