Politique agricole commune : des organisations claquent la porte du gouvernement, qui "ne répond pas à l'urgence environnementale"

La Confédération paysanne, la Fédération nationale de l'agriculture biologique ou encore le WWF France ont quitté une réunion de présentation du plan français, vendredi.

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France Télévisions
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Un tracteur est garé devant la préfecture de région de Bretagne à Rennes (Ille-et-Vilaine), le 13 avril 2021, lors d'une manifestation de la Confédération paysanne. (JEAN-FRANCOIS MONIER / AFP)

La prochaine PAC fait débat en France. Le projet du gouvernement de déclinaison de la future Politique agricole commune européenne maintient un "statu quo" et "ne répond pas à l'urgence environnementale", ont déploré la Confédération paysanne et plusieurs organisations environnementales, vendredi 21 mai. Ces organisations ont quitté la réunion de présentation de ce plan par le ministre de l'Agriculture, Julien Denormandie.

"En réaction au contenu des annonces" devant un large éventail de parties prenantes (syndicats, représentants des industriels, ONG), la Confédération paysanne a annoncé avoir "claqué la porte" de cette visio-conférence ainsi que la Fédération nationale de l'agriculture biologique, France Nature Environnement, la Plateforme pour une autre PAC et le WWF France.

"Nous sommes très inquiets, a dit le WWF. Le gouvernement décide de maintenir un statu quo et donc une PAC qui soutient un modèle agricole à bout de souffle et contribue ainsi à l'effondrement de la biodiversité, la disparition de milliers d'emplois dans nos campagnes tout en entérinant l'impréparation du secteur agricole face aux chocs climatiques." Le WWF France "appelle donc le gouvernement à revoir sa copie".

Le ministre dénonce une forme de "simplisme"

Accusé par Greenpeace d'être le "ministre de l'immobilisme", Julien Denormandie a déploré l'attitude de ces organisations. "Manifestement c'était une décision organisée entre eux avant même d'avoir connaissance de mes arbitrages", a-t-il dit, évoquant une "organisation théâtrale pré-programmée". "Le débat politique meurt du simplisme", a-t-il estimé. 

D'autres organisations ont assisté à la réunion jusqu'au bout, notamment le principal représentant du monde agricole, la FNSEA. Cette dernière estime que "les options retenues, bien que marquées par une volonté d'équilibre et par l'ambition de reconquête de la souveraineté alimentaire, ne comblent pas toutes les lacunes" du projet. "Seule la finalisation des travaux dans les prochaines semaines permettra une appréciation globale", ajoute-t-elle.

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