Pesticides : le scandale du chlordécone aux Antilles

Emmanuel Macron se rend jeudi 27 septembre aux Antilles, où il restera quatre jours. En Martinique, le président aborde la question délicate de la pollution au chlordécone, ce pesticide cancérogène et perturbateur endocrinien utilisé dans les bananeraies. Plus de 90% de la population adulte serait contaminée.

FRANCE 2
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Sur les étals des marchés, le chlordécone continue d'inquiéter les Antillais. L'insecticide cancérogène n'est plus utilisé dans les bananeraies depuis 1993, mais contamine toujours des légumes, des fruits, du poisson. Une contamination qui pourrait durer près de 600 ans. Selon l'Agence nationale de santé publique, plus de 90% de la population adulte antillaise est contaminée au chlordécone, utilisé intensivement pendant une vingtaine d'années.

Deux fois plus de cancers de la prostate qu'en métropole

Les risques sanitaires sont avérés : la Martinique compte 227 cas de cancer de la prostate pour 100 000 habitants, un taux deux fois plus élevé qu'en métropole. Pourtant, le dépistage du chlordécone est payant. La prise de sang coûte 140 €. Une pétition est en ligne pour demander sa gratuité. Malgré la mise en place de plans de prévention nationaux depuis 2008, l'avocat Me Harry Durimel dénonce un scandale sanitaire et met en cause l'État. Des Antillais comptent interpeller Emmanuel Macron. Le président doit visiter jeudi 27 septembre une exploitation agricole en Martinique.

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Une bananeraie en Guadeloupe.
Une bananeraie en Guadeloupe. (FRANCE 2)