Nouvelle-Aquitaine : "Les cultures grillent au soleil" et "les pertes vont être conséquentes" estime la chambre régionale d’Agriculture

Avec des températures qui frôlent samedi les 40 degrés dans certaines zones de France, l'épisode caniculaire inquiète fortement les agriculteurs. Pour Dominique Graciet, président de la chambre régionale d’Agriculture de la région Aquitaine, Limousin, Poitou-Charentes, "toutes les cultures sont touchées". 

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Radio France
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Les fortes chaleurs viennent s'ajouter à un épisode de sécheresse. Photo d'illustration. (GEORGES GOBET / AFP)

"Les cultures, notamment les cultures non irriguées, grillent au soleil", a indiqué sur franceinfo samedi 8 août Dominique Graciet, président de la chambre régionale d’Agriculture de la région Aquitaine, Limousin, Poitou-Charentes. Les chaleurs caniculaires se conjuguent à un épisode de sécheresse, après "trente jours sans pluie". "Sur l'ensemble des cultures il peut y avoir des conséquences sur les volumes récoltés, notamment là où il n'y a pas d'irrigation, les cultures dites en sec sont très touchées actuellement", a-t-il déclaré. Même s'il est "un peu tôt" pour évaluer les conséquences, "les pertes vont être conséquentes s'il ne pleut pas dans les tout prochains jours."

"Toutes les cultures de printemps, que ce soit soja, maïs, tournesol, toutes les cultures sont touchées", a-t-il indiqué. Une situation qui concerne beaucoup d'agriculteurs cette année, puisque "l'hiver dernier il y avait des conditions de froid et de pluie en début d'hiver (…) ce qui a empêché le semis de céréales à paille. Les agriculteurs se sont tournés vers des cultures de printemps, qui sont en proie à la sécheresse ces derniers jours."

Les stocks d'hiver déjà entamés

Les fortes chaleurs perturbent également l'élevage. "Il ne faut pas oublier aussi que les animaux d'élevage souffrent également, comme les humains d'ailleurs, de la canicule. Ils s'alimentent moins, ils ont besoin de beaucoup plus d'eau à boire. Donc, il y a des soins particuliers à apporter aux animaux d'élevage."

Les épisodes de très fortes chaleurs de plus en plus fréquents poussent les éleveurs à s'adapter. "Dans un certain nombre de zones du Limousin et des Charentes, les agriculteurs, tous les étés, commencent à prendre l'habitude de taper dans les stocks d'hiver, ce qui pose également des problèmes sur l'équilibre fourrager et pour l'alimentation des troupeaux sur l'année", a-t-il indiqué. "Il faut repenser dans beaucoup de cas les systèmes d'enffouragement. En plus des stocks d'hiver, il faut maintenant prévoir des stocks pour une partie de l'été."

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