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Loi sur l'agroalimentaire : "L'impact inflationniste sur le consommateur est certain", prévient l'UFC-Que Choisir

Olivier Andrault de l'UFC-Que Choisir a affirmé, mercredi, sur franceinfo que le projet de loi du gouvernement sur l'agroalimentaire allait avoir un "impact inflationniste" sur le consommateur.

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Radio France
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L'UFC-Que Choisir estime que le projet de loi sur l'agroalimentaire aura des conséquences "inflationnistes" pour le consommateur. Ci-contre, un supermarché Auchan à Villeneuve d'Ascq (Nord). (MAXPPP)

Le gouvernement présente, mercredi 31 janvier, un projet de loi pour tenter d'apaiser les relations commerciales et la guerre des prix entre agriculteurs, industriels et distributeurs. Le texte, issu des États généraux de l'alimentation, prévoit notamment un encadrement des promotions dans les grandes surfaces. Olivier Andrault, chargé de mission "alimentation" de l'UFC-Que Choisir alerte, mercredi, sur franceinfo, sur plusieurs de ces mesures qui entraîneront une augmentation mécanique des prix dans les supermarchés.

franceinfo : Pensez-vous que ce projet de loi bénéficiera aux agriculteurs ?

Olivier Andrault : Il y a un dispositif qui est important : l'encadrement des négociations commerciales entre les agriculteurs et les éleveurs d'une part et leurs clients d'autre part, c’est-à-dire les industriels et la grande distribution. Dans les contrats, les agriculteurs auront désormais la possibilité de mentionner le prix de revient agricole, ils ne pourront donc plus vendre à perte comme cela pouvait être parfois le cas. En revanche, deux mesures n'auront, à notre sens, aucun impact sur le revenu agricole : l'encadrement des promotions et le relèvement du seuil de revente à perte.

Pour quelles raisons ?

Le relèvement du seuil de revente à perte aura pour effet d'augmenter significativement le prix des produits alimentaires de grandes marques qui étaient vendus jusqu'à présent à faible marge par la grande distribution. Nous avons estimé l'impact inflationniste pour les consommateurs : il serait de l'ordre d'un milliard d'euros sur les deux ans que durera cette expérimentation et il n'y aura aucune obligation pour la grande distribution ou l'industrie agroalimentaire de reverser cette somme aux agriculteurs.

La grande distribution va, selon vous, forcément répercuter ces mesures sur les prix dans les supermarchés ?

La grande distribution sera obligée d'augmenter les prix pour les produits de grande marque vendus à faible marge. C'est une disposition légale, obligatoire et d'application immédiate. Et l'impact inflationniste sur le consommateur est certain, il est démontré.

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