"L’objectif est d’éliminer tous les sangliers à l’intérieur de ce périmètre" : la France mobilise l'armée et érige une clôture pour se protéger de la peste porcine

Pour se protéger des sangliers atteints de peste porcine, la France fait construire une clôture censée stopper les suidés. Près de 5 km de clôture sont sortis de terre depuis le début de la semaine. À terme, on devrait en compter 43 km.

L’objectif est d’éliminer tous les sangliers à l’intérieur de ce périmètre de quelque 140 km.
L’objectif est d’éliminer tous les sangliers à l’intérieur de ce périmètre de quelque 140 km. (GUILLAUME GAVEN / FRANCE-INFO)

Si la France n’est pas encore touchée par la peste porcine, la Belgique, de son côté, peine à endiguer l’épidémie parmi ses sangliers. Pour éviter d’être touchée, les autorités hexagonales ont décidé de construire une clôture, censée stopper les sangliers venus de Belgique. Le chantier a commencé au début de la semaine.  

Enfouie à cinquante centimètres de profondeur

Dans les Ardennes, ni la neige, qui est tombée en abondance, ni le froid particulièrement perçant n’arrêtent les engins de chantier. Christophe Marot est chargé des opérations à la direction des territoires. Il vante les mérites de "sa" clôture : "Elle est extrêmement résistante, entièrement en acier galvanisé, avec des grillages de mailles et de calibres plus importants qu’à l’accoutumée, explique Christophe Marot. Elle est par ailleurs enfouie à 50 cm de profondeur. Sa hauteur est d’1m40, 2 mètres sur certains endroits."

Près de 5 km de clôture sont sortis de terre depuis le début de la semaine. À terme, il y en aura plus de 43 km. La Belgique a fait de même. Entre les deux, l’idée c’est bien de faire le vide dans une zone blanche de 140 km. "L’objectif est d’éliminer tous les sangliers à l’intérieur de ce périmètre, explique ainsi Catherine Lhote, la directrice régionale de l’Office de la chasse et de la faune sauvage. Quels que soient les types de sangliers : les gros, les petits, les moyens. Et de le faire très rapidement."

Je ne sais pas comment on saura précisément que le travail est terminé, mais nous conjuguons tous les moyens : piégeage, tirs de nuit… Nous assurons aussi une surveillance de la forêt. C’est une œuvre de longue haleine.Catherine Lhoteà franceinfo

Et parce qu’il y a urgence, les militaires vont être mis à contribution, a annoncé Didier Guillaume, le ministre de l’Agriculture venu visiter le chantier. "Les militaires ne sont pas des chasseurs, explique le ministre. Ils ne vont pas venir avec des chars ! Ils vont venir aider à prélever les sangliers, installer des pièges sur le terrain, comme l’ont fait les Belges de leur côté. Cela sera une aide assez puissante : 40 à 50 militaires par jour pourraient nous aider." Des battues sont désormais prévues chaque jour et pendant une semaine.

La France mobilise l'armée et érige une clôture pour se protéger de la peste porcine - reportage Guillaume Gaven
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