Landes : les producteurs d'asperges espèrent sauver leur saison

Publié Mis à jour
Durée de la vidéo : 2 min.
Landes : les producteurs d'asperges espèrent sauver leur saison
France 2
Article rédigé par
J.Van Hove, J-M.Mier, D.Fuet, D.Chevalier - France 2
France Télévisions

Dans le sud de la France, la pandémie de Covid-19 risque de compromettre une nouvelle fois la saison des producteurs d'asperges. Apres avoir souffert de la fermeture des restaurants en 2020, ils tentent cette année de s'adapter et conquérir de nouveaux clients. 

C'est la pleine saison des asperges : entre 4 000 et 5 000 tonnes sortent en ce moment des terres, dans les Landes. Les producteurs craignent toutefois de revivre le cauchemar de l'an dernier : ils avaient dû jeter 20% de leur production, en plein confinement. Considérée comme un légume noble, l'asperge est un produit raffiné, qui se consomme particulièrement au restaurant. Avant la crise, Simon Horwitz servait une centaine de couverts par jour. Il cuisine aujourd'hui cinq fois moins d'asperges, pour une quinzaine de repas à emporter par jour. En temps normal, les restaurateurs absorbent en moyenne 20% de la production d'asperges. 

À la conquête des supermarchés 

Une fois les légumes plantés, l'aspergeraie donne toujours la même quantité. Alors le producteur Thomas Mathio fait le pari de tout ramasser, pour ne pas perdre d'argent. Les saisonniers travaillent sans relâche pour piquer une à une les asperges. Avec la chaleur, il en sort environ deux tonnes par jour, et l'agriculteur compte sur la solidarité des consommateurs. "Les gens se sont remis à consommer local, à travailler les produits frais, nous on espère vraiment que les consommateurs, les gens qui sont habitués à travailler notre asperge et la consommer, vont répondre présents", commente Thomas Matin. Son grossiste, lui, mise sur la grande distribution. Tous les jours, des commerciaux démarchent de nouveaux supermarchés, la seule solution pour écouler les stocks. Bonne nouvelle, ces derniers semblent jouer le jeu.

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.