La filière de la betterave appelle l'Etat à l'aide face à un épisode de jaunisse sans précédent

À 100 jours du début de la récolte, la Confédération générale des planteurs demande à l'Etat un système d'indemnisation rapide, les pertes risquant d'atteindre 10 % du chiffre d'affaires global des planteurs.

La récolte de betteraves sucrières dans un champ du Pas-de-Calais.
La récolte de betteraves sucrières dans un champ du Pas-de-Calais. (PHILIPPE HUGUEN / AFP)
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La Confédération générale des planteurs de betteraves (CGB) alerte, mercredi 8 juillet sur une situation sans précédent de la filière, touchée par la jaunisse, rapporte France Bleu Champagne-Ardenne. "Toute la France betteravière est touchée", indique-t-elle.

Des pucerons verts sont responsables de la transmission de la jaunisse depuis l'interdiction des néonicotinoïdes, considérés comme dangereux pour les abeilles. Depuis, les planteurs sont sans solutions pour lutter contre ce fléau. Début mai, l'Institut technique de la betterave (ITB) à Reims alertait déjà sur cette pression "exceptionnelle" de la jaunisse dans les champs de betteraves de la Marne et des Ardennes, en raison de l'invasion de pucerons verts.

A 100 jours de la récolte

À 100 jours du début de la récolte, la Confédération générale des planteurs de betteraves demande donc à l'Etat un système d'indemnisation rapide, les pertes risquant d'atteindre 10% du chiffre d'affaires global des planteurs. Mais la filière en appelle aussi à un soutien à la recherche pour trouver des alternatives efficaces aux néonicotinoïdes.

Le Grand Est est la deuxième région productrice de betteraves en France, grâce au territoire de la Champagne-Ardenne (100 000 hectares). Selon le réseau de surveillance de l'Institut technique de la betterave (ITB) basé à Reims, ce sont toutes les parcelles de la région qui ont été touchées par l'invasion. Une invasion favorisée par les températures très élevées du mois d'avril, d'une ampleur jugée inédite.