VIDEO. Deux exemples pour comprendre la crise des éleveurs de porcs

France 2 s'est rendu dans une petite exploitation française et dans une grande coopérative allemande pour constater les différences.

Alors qu'une table ronde avec tous les acteurs de la filière porcine est organisée lundi 17 août au ministère de l'Agriculture pour discuter de la reprise des cotations au Marché du porc breton (MPB), France 2 a joué au jeu des comparaisons entre un petit éleveur français et une grande exploitation allemande.

Douze heures de travail par jour pour 7 euros de l'heure

La ferme vendéenne de Philippe Durand élève une centaine de truies et autant de porcelets. En face, la coopérative allemande possède 3 500 porcs. Deux structures qui apparaissent donc incomparables. Philippe est dans l'impossibilité d'embaucher. Il explique qu'il travaille 12 heures par jour pour un salaire de 7 euros de l'heure. Il est donc représentatif de la difficulté du secteur.

En comparaison, la coopérative allemande semble plus à l'aise financièrement. Mais pour autant, la filière allemande ne s'en sort pas si bien. Outre-Rhin, les éleveurs se plaignent eux aussi de prix trop bas. En cause, l'embargo russe qui a provoqué une surproduction de porcs en Allemagne. En deux ans, un éleveur a perdu en moyenne 30 euros par cochon, affirme un exploitant allemand.

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Une truie et ses petits dans une ferme à Bourbourg (Nord), le 14 août 2015.
Une truie et ses petits dans une ferme à Bourbourg (Nord), le 14 août 2015. (PHILIPPE HUGUEN / AFP)