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Le ministre de l'Agriculture détaille les mesures annoncées en faveur des éleveurs

Des "cellules d'urgence" vont étudier, au cas par cas, les dossiers des exploitations les plus en difficulté pour restructurer leurs prêts, a annoncé, mardi, Stéphane Le Foll.

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France Télévisions
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Des agriculteurs du Gers dressent des barrages filtrants sur les ronds-points d'accès de Marciac, le 28 juillet 2015. (  MAXPPP)

C'est la suite du plan d'urgence dévoilé le 22 juillet, à destination des éleveurs touchés par la crise. Le ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll, a détaillé, mardi 28 juillet, les mesures destinées à alléger l'endettement des éleveurs, l'un des principaux problèmes du secteur.

Concrètement, des "cellules d'urgence" vont étudier, au cas par cas, les dossiers des exploitations les plus en difficulté pour restructurer leurs prêts, c'est-à-dire allonger la durée de remboursement afin de réduire les annuités (montant remboursé chaque année à la banque). Ces cellules regrouperont l'Etat, les banques et la Médiation du crédit.

Ce dispositif, qui permet de faciliter les négociations entre banques et entreprises, sélectionnera les dossiers et les triera par ordre de priorité. Pour les jeunes agriculteurs et les jeunes investisseurs, l'annuité 2015 pourra être reportée en fin de prêt.

Le fonds de garantie de la BPI mis en place cette semaine

Stéphane Le Foll avait annoncé, le 22 juillet, que la Banque publique d'investissement (BPI) pourrait ainsi garantir jusqu'à 500 millions d'euros de crédit bancaire de trésorerie aux entreprises du secteur de l'élevage. "Dès cette semaine, le fonds de garantie de BPI sera mis en place", a assuré mardi le ministre de l'Economie, Emmanuel Macron, à l'issue d'une réunion avec des représentants des banques mutualistes, de la BPI France et de la Médiation du crédit.

Ce fonds repose sur un dispositif existant, à destination des PME, mais qui va être adapté aux éleveurs, a-t-il expliqué. Ils pourront y accéder sans remplir certaines conditions, comme un chiffre d'affaires minimum de 750 000 euros, ou un minimum de trois années d'existence.

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