Crise des éleveurs : les plus fragiles ne sont plus les seuls touchés

Une équipe de France 3 a rencontré un couple de la Sarthe qui peine à pouvoir se payer malgré la diversification de son activité.

FRANCE 3

Ces temps-ci, quand Annabelle Chartrain se rend dans sa salle de traite, elle ne travaille pas pour gagner de l'argent mais pour en perdre le moins possible. "On n’a pas le choix de continuer, étant donné qu'on est tenu par nos emprunts, nos investissements", explique cette agricultrice de la Sarthe. Avec 70 vaches, son exploitation ne fait pourtant pas partie des plus fragiles. Ici, il y a trois ans, on faisait encore des bénéfices, mais tout a changé.

Une autre exploitation

Avec la crise qui touche tout le secteur, entre janvier 2014 et ce mois d'août 2016, le prix du litre de lait a chuté, de 41 centimes à seulement 27. Pour compenser les pertes de la ferme, des prêts ont été négociés, et Kevin, son conjoint, a dû revoir l'alimentation des bêtes. Le couple peut compter sur une autre exploitation, avec 2 000 volailles. Un complément d'activité qui sauve aujourd'hui leur ferme. Malgré les dettes qui s'accumulent et la crise qui perdure, la jeune femme n'a en tout cas aucune envie de cesser son activité agricole.

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Des éleveurs laitiers arborent le slogan "Je suis éleveur. Je meurs" sur leurs t-shirts, lors du Salon de l'agriculture à Paris, le 26 février 2016. (MAXPPP)