À Bessières (Haute-Garonne), les tomates paraissent bien attirantes sur le marché. Mais à 4,50 euros les Cœurs de bœuf et presque dix euros les tomates cerises, les consommateurs hésitent à remplir leur panier. "On va attendre qu’elles poussent dans le jardin", dit une cliente. Les prix sont élevés et pourraient le rester, selon un producteur qui alimente grossistes et supermarchés. Car si le mûrissement s’accélère enfin, il est tardif.Récupérer la chaleur d’une usine d’incinération Il a manqué de soleil en début de saison. Le cours de gros est de deux euros le kilo, soit 33 % de plus que l’an passé à la même époque. Et encore, les serres de Bessières récupèrent la chaleur d’une usine d’incinération, elle n’a pas subi l’augmentation du prix du gaz. À peine remplies, les caisses de tomates sont expédiées sans aucun surplus. La semaine du 9 mai, Clément Groleau, directeur des serres de Bessières, arrivera à peine à faire face à ses commandes.