Le chausseur Paraboot manque de bras et doit freiner son développement

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Le chausseur Paraboot manque de bras et doit freiner son développement
Article rédigé par
J. Duponchel, F. Bohn, R. Gardeux, C. Chen - France 3
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Augmenter le salaire pour attirer et fidéliser le personnel. C’est une problématique à laquelle est confrontée le fabricant de chaussures Paraboot. L'entreprise, qui a dû revoir sa politique de rémunération pour recruter et faire face à la demande, manque toujours de bras.  

Elles sont reconnaissables au premier coup d’œil, avec leurs coutures norvégiennes iconiques et leurs semelles robustes. Les chaussures haut de gamme Paraboot traversent les âges sans faire de faux pas, elles enregistrent une hausse de 35 % de ventes cette année. Alors dans l’atelier, il faut tenir la cadence pour produire les 160 000 paires sorties de l'établissement, situé en Isère, l’année dernière. Une production effrénée qui pourtant ne suffit plus.

Des techniques complexes et longues à acquérir

La marque est désormais victime de son succès, et cela se voit sur les étagères de l’unique stock de l’entreprise, d’où partent les chaussures vendues partout dans le monde. Il faudrait au total 15 personnes supplémentaires pour renforcer les 90 paires de petites mains qui confectionnent chaque jour les modèles de la marque. Des postes payés au SMIC les premières années, car l’entreprise doit former l’ensemble des nouvelles recrues. Face à cette incapacité de produire plus, la marque freine désormais son développement, en lançant moins de nouveaux modèles et en renonçant à certains marchés.

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