Des chômeuses portent plainte pour "escroquerie" contre Leclerc
Leclerc profiterait-il de Pôle Emploi, pour avoir de la main d'œuvre gratuite ? En début de semaine, onze anciennes chômeuses ont déposé une plainte contre au parquet d'Evry pour "escroquerie" et "travail dissimulé". L'enseigne de grande distribution multiplierait les contrats de formation avec des chômeurs, sans les embaucher.
Les plaignantes, au chômage depuis longtemps, ont participé à la mise en place d’un supermarché Leclerc à Fleury-Mérogis (Essonne). La "préparation opérationnelle à l'embauche" (POE) est indemnisée par Pôle Emploi avec une promesse d'embauche à la clé. Sauf que dans de nombreux cas, les recrutements promis n'ont pas eu lieu.
Des motifs de rupture "surréalistes"
Dans le supermarché de l’Essonne, la moitié des chômeurs qui avaient fait la formation ont été embauchés. Un taux inférieur aux taux d'insertion habituellement constatés après ce type de formation (78,4% en 2013). Pour l'avocat des plaignantes non embauchées, Me Arneton, l’enseigne cherchait simplement de la main d’œuvre bon marché. Pour preuve : les motifs "surréalistes ", selon lui, au moment de la rupture du lien. "On a dit à l’une qu’elle n’était pas assez souriante. On a dit à l’autre qu’on ne recherchait pas de mannequin sinon ce n’est pas elle qu’on serait allé voir ", déplore-t-il.
Michel-Edouard Leclerc répond sur son blog que des CDI ont bien été signés à l’issue de ces formations. Il rappelle que ces magasins sont "gérés par des patrons indépendants " et assure que "si il y a eu des abus, personne ne cautionnera et la justice sanctionnera ".
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