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Vidéo Philippe Martinez : "Pénaliser les entreprises qui abusent de la précarité"

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Durée de la vidéo : 7 min.
Invité de Stéphane Dépinoy dans ":l'éco", Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, est venu parler des chiffres du chômage ainsi que de la négociation autour du bonus-malus pour les entreprises qui abusent des contrats courts.
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Article rédigé par
François Clerel de Tocqueville - franceinfo
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Invité de Stéphane Dépinoy dans ":l'éco", Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, est venu parler des chiffres du chômage ainsi que de la négociation autour du bonus-malus pour les entreprises qui abusent des contrats courts. 

Les derniers chiffres du chômage, au plus bas depuis 2009, vous rassurent-ils sur l'état de l'économie française ? 
"Non parce qu'on est dans un processus que l'on connaît déjà. On écarte un certain nombre de chômeurs des statistiques ce qui fait baisser naturellement le taux de chômage. C'est d'abord une opération de réduction des statistiques" répond le secrétaire général de la CGT. 

La ministre du travail Muriel Pénicaud estime que c'est une très bonne nouvelle et attribue ces chiffres aux réformes engagées par Emmanuel Macron. Philippe Martinez ironise : "Oui se sont ces réformes qui font que les statistiques baissent, mais pas le chômage. Faut bien faire la différence entre ceux qui retrouvent un emploi et ceux que l'on sort des chiffres du chômage". "Si tout allait bien dans ce pays il n'y aurait pas ce mouvement social et ce mécontentement" ajoute-t-il. 

Concernant les contrats courts : "Il y a une entreprise que je connais bien, c'est Renault, où il y a dix mille précaires dans l'entreprise et ça fait des années que ça dure. Il faut que ces précaires deviennent des CDI. L'objectif du Medef c'est de supprimer le contrat à durée indéterminée pour trouver d'autres contrats qui permettent d'avoir des salariés corvéables à merci" dénonce Philippe Martinez. 

La question AFP : À quoi servent ces journées d'appel à la grève alors que l'éxecutif ne semble pas y être sensible ? 

"C'est un vrai problème. Ces journées servent à rassembler du monde entre plusieurs phases de consultations. On va aussi lancer notre grand débat dans les entreprises. Monsieur Macron n'a pas fait de débat dans les entreprises. Je suis favorable à ce qu'il aille dans les entreprises, par exemple la SNCF, pour savoir si tout va bien chez les cheminots."

L'interview s'est terminée sur "C'est ça la France" de Marc Lavoine. 

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