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Présidentielle 2017 : les soutiens de Manuel Valls en plein doute

Alors que les bons chiffres du chômage redonnent des couleurs aux partisans de François Hollande, les troupes de Manuel Valls s’interrogent sur sa stratégie électorale.

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Radio France
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Le Premier ministre Manuel Valls à Rouen, le 25 novembre 2016. (CHARLY TRIBALLEAU / AFP)

Il est "très déterminé" à "ne pas abandonner la gauche". Manuel Valls le dit lui-même, vendredi 25 novembre dans une interview au quotidien Paris-Normandie. Pourtant, si les soutiens de François Hollande sortent galvanisés des bons chiffres du chômage, annoncés jeudi, les fidèles du Premier ministre, eux, se posent des questions

Manuel Valls ? Il est hermétique !

Un soutien du Premier ministre

à franceinfo

"Je ne suis pas dans sa tête, ce n'est pas moi qui dois franchir le Rubicon", se désole un des soutiens inconditionnels de Manuel Valls. On croirait entendre un hollandais ! C'est la preuve que tout cela se joue bien entre les deux têtes de l'exécutif, et non dans les entourages, pourtant hyper-actifs.

Interviews tonitruantes, propos "off" assassins, le premier cercle des vallsistes fait tout pour dissuader François Hollande de se présenter à sa propre succession. En revanche, le reste des soutiens de Manuel Valls s’inquiète en silence. Et ils sont nombreux.

En privé, Manuel Valls se lâche, explique qu'il n'a "renoncé à rien" et prévient : "Si le président pense que, de toute façon, je serai derrière lui, que j'irai coller des affiches et faire des déambulations, là c'est 'non' !"

Ils ne montent pas à la barricade.

Un ami de Manuel Valls

à franceinfo

Comme il l’explique au journal Paris-Normandie, Manuel Valls est donc "très déterminé", mais pas au point de tout casser. Il reste contraint, par la logique institutionnelle et sa loyauté personnelle, d'attendre la décision du président de la République.

Pour certains amis de François Hollande, les jeux sont faits : il sera bien candidat à la présidentielle. Reste à déterminer quand et comment l’annoncer. A l’inverse, un proche conseiller tempère, assurant que le chef de l’Etat n'a pas encore pris sa décision.

Quant à la baisse du chômage, "elle est une condition nécessaire, mais insuffisante", confie-t-on dans l'entourage de François Hollande. "Il n’ira que s’il a des idées créatives et rassembleuses, un projet nouveau de transformation du pays". Un projet dont on ne voit, pour l'heure, aucun contour.

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