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Mesures pour l'emploi : qui veut quoi ?

Le Premier ministre, Manuel Valls, a reçu lundi les partenaires sociaux.

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France Télévisions
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Une agence de Pôle Emploi à Denain, le 1er juin 2015 (THIERRY THOREL / AFP)

Objectif emploi. François Hollande a conditionné sa candidature à la présidentielle de 2017 à une baisse du chômage, alors que la France comptait en novembre 3 574 800 chômeurs sans aucune activité.

Avant que le chef de l'Etat ne détaille, le 18 janvier, son plan d'urgence pour l'emploi, le Premier ministre, Manuel Valls, a reçu lundi 11 janvier les partenaires sociaux. Dans l'attente de ce rendez-vous, chacun a avancé ses pions. Francetv info recense les volontés des uns et des autres.

L'exécutif : une baisse des statistiques du chômage

Lors de ses vœux télévisés aux Français, le 31 décembre, le chef de l'Etat a décrété "l'état d'urgence économique et social" face à un chômage qui tutoie les sommets (3,57 millions de chômeurs en métropole fin novembre). François Hollande a annoncé un plan d'urgence et levé le voile sur plusieurs mesures : 500 000 formations supplémentaires pour les chômeurs, une nouvelle prime à l'embauche pour les PME et un "effort" pour l'apprentissage, comme l'explique ce reportage de France 2.


Emploi : 500 000 formations qualifiantes pour les chômeurs en 2016

"Si on ajoute les 600 000 à 700 000 autres formations que devraient prescrire Pôle emploi et les régions", les 500 000 formations supplémentaires annoncées pour les chômeurs permettraient d'atteindre la barre du million de demandeurs d'emploi formés, notent Les Echos. Selon le journal économique, le gouvernement débloquerait au moins un milliard d'euros pour ces formations de 400 à 500 heures ciblant les métiers "en tension" (comme soudeur ou chaudronnier), mais aussi des métiers d'avenir axés sur le numérique ou la croissance verte.  

Le patronat : baisse des charges, licenciement facilité

Du côté du patronat, plusieurs organisations réclament, dans une lettre ouverte au président de la République publiée le 10 janvier, une exonération totale de cotisations patronales durant deux ans pour toute nouvelle embauche dans les petites entreprises.

Les signataires plaident aussi pour "un contrat de travail agile" qui permettrait de licencier plus facilement le salarié. Une baisse du chiffre d'affaires ou des objectifs non atteints constitueraient ainsi des causes "réelles et sérieuses" de licenciement. En revanche, le patronat n'a pas mis sur la table la question des 35 heures.

Les syndicats : formation et salaires améliorés

Le numéro 1 de la CFDT, Laurent Berger, dénonce un patronat qui n'a pas tenu ses promesses. "J'en ai assez". "Le patronat a-t-il oublié le pacte" de responsabilité ? Les 41 milliards d'euros d'aides aux entreprises pour l'investissement, pour l'embauche de jeunes, pour l'alternance, pour la formation des salariés, qu'en ont-ils fait?" Mais la confédération syndicale juge que la formation est un enjeu majeur et demande donc des précisions au gouvernement sur son plan.

Le secrétaire général de FO, Jean-Claude Mailly, pose, lui, le problème "de la demande et du pouvoir d'achat". Il exige l'augmentation des salaires pour relancer la croissance.

Enfin, le dirigeant de la CGT, Philippe Martinez, avait réclamé à l'automne le passage aux 32 heures, y voyant, selon Le Figaro, un gisement de 2 millions d'emplois. Il avait promis d'arriver au rendez-vous de Matignon avec "des propositions concrètes", sans les détailler.

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