Le contrôle des chômeurs est "normal" et ne présente "rien de choquant", selon Emmanuel Macron

D'après "Le Canard enchaîné", l'exécutif envisage de durcir certaines sanctions vis-à-vis des chômeurs si ceux-ci ne recherchent pas assez activement un emploi.

Emmanuel Macron à l\'Elysée, le 22 décembre 2017.
Emmanuel Macron à l'Elysée, le 22 décembre 2017. (PATRICK KOVARIK / AFP)

C'est "normal" et cela ne présente "rien de choquant" Emmanuel Macron a affirmé, mercredi 27 décembre à Bagnères-de-Bigorre (Hautes-Pyrénées), que le contrôle des chômeurs, tel qu'il souhaite le mettre en place, était déjà appliqué dans les pays voisins de la France sans que cela pose problème, et que ces règles ne signifient pas qu'il faut "poursuivre chacun". Le président de la République a estimé que sa politique apporterait des "résultats progressifs" de baisse du chômage, qui a décru en novembre.

Selon Le Canard enchaîné, l'exécutif envisage de durcir certaines sanctions vis-à-vis des chômeurs qui ne recherchent pas assez activement un emploi dans le cadre de la future réforme de l'assurance-chômage. Ce projet est dénoncé par la gauche et le FN.

"Il est normal qu'ils soient contrôlés"

"Il y a une indemnisation, mais il faut s'assurer que chacun recherche l'emploi qui peut être offert et que quand un emploi correspond à ses compétences, il le prend", a-t-il expliqué sur LCI, depuis Bagnères-de-Bigorre, dans les Hautes-Pyrénées où il passe quelques jours de vacances. (...) "Il faut de la rigueur" mais "mettre des règles ne veut pas dire qu'on va poursuivre chacun ou mettre de la suspicion derrière chacun. Les gens au chômage sont les premiers à subir" mais "les quelques-uns qui abusent des règles, il est normal qu'ils soient contrôlés."

Mais il ne faut tomber dans aucun raccourci. Je n'accepte aucun discours qui consiste à réduire les femmes et hommes au chômage à des gens qui frauderaient, ce n'est pas vrai.Emmanuel Macronà LCI

Dans une interview au quotidien espagnol El Mundo (en espagnol) mercredi, Emmanuel Macron a estimé que l'assouplissement du Code du travail permettrait d'enregistrer des "résultats significatifs" sur la baisse du chômage "au bout de 18 à 24 mois". Le nombre de chômeurs inscrits à Pôle emploi a baissé en novembre (-29 500, -0,8%), pour s'établir à 3,45 millions de personnes en métropole, soit son plus bas niveau depuis trois ans, selon des chiffres publiés mercredi par le ministère du Travail.