Contrôle des chômeurs : "On a un gouvernement de fainéants qui préfère s'attaquer aux chômeurs" plutôt qu'au chômage

Pour le député La France insoumise du Nord, Adrien Quatennens, "la réalité du chômage, c'est des familles qui se paupérisent, des échecs scolaires, des inégalités qui se reconduisent".

Le député La France insoumise du Nord (LFI), Adrien Quatennens, invité lundi 11 septembre de franceinfo.
Le député La France insoumise du Nord (LFI), Adrien Quatennens, invité lundi 11 septembre de franceinfo. (RADIO FRANCE / FRANCEINFO)

"On a un gouvernement de fainéants qui préfère s'attaquer aux chômeurs plutôt que de s'attaquer au chômage", a réagi mercredi 27 décembre sur franceinfo Adrien Quatennens, député La France insoumise du Nord, après que le président Emmanuel Macron a affirmé que le contrôle des chômeurs était "normal" et qu'il n'y avait "rien de choquant".

"C'est absurde de vouloir accroître les contrôles sans penser à la relance de l'activité"

"La réalité du chômage, le gouvernement ne s'y attaque pas", estime Adrien Quatennens. "Le chômage tue directement 14 000 personnes par an en France. La réalité du chômage, c'est des familles qui se paupérisent, des échecs scolaires, des inégalités qui se reconduisent. On a un gouvernement qui laisse croire que la responsabilité première du chômage, c'est celles et ceux qui abusent." Selon le député, "plus de 98% des offres de Pôle emploi trouvent preneur."

Adrien Quatennens estime que le gouvernement "culpabilise les chômeurs" tout en appelant "sans cesse à faire le pari de la confiance dans des politiques libérales comme les ordonnances ou cette politique qui vise à libérer prétendument le capital pour relancer l'activité. Cela ne marche pas." Pour le député, "la grande majorité des personnes qui sont en souffrance et en recherche d'emploi, sont en recherche active." Le vrai problème du chômage en France, "c'est un problème de manque d'activité", explique encore Adrien Quatennens. "Il faut créer de l'emploi. C'est absurde de vouloir accroître les contrôles sans penser à la relance de l'activité."