Emploi : les recettes des Pays-Bas

Aux Pays-Bas, le chômage est presque moitié moins élevé qu'en France et ne cesse de baisser. Pas de recette miracle, mais un néerlandais sur deux travaille à temps partiel, sans oublier l'intérim et le statut d'autoentrepreneur.

Loin des célèbres canaux d'Amsterdam se trouve une autre fierté néerlandaise : l'agence publique pour l'emploi. En plein après-midi de semaine, pas de file d'attente et des bureaux inoccupés. À Amsterdam, le taux de chômage dépasse à peine les 4%. De quoi faire pâlir d'envie bon nombre de pays européens. Le taux de chômage au niveau national est de 5,6% aux Pays-Bas, c'est presque moitié moins qu'en France.

Travailler moins et gagner moins

Dans l'entreprise de Guido Heezen, directeur d'Effectory, nombre d'employés ne sont pas à temps plein. Conséquence : cette entreprise de services doit employer plus de salariés. Le temps partiel est l'une des clefs du faible taux de chômage. Anoek Neele a choisi de travailler à 80%. Elle se sent plus productive et elle a du temps pour elle et sa famille. Un Néerlandais sur deux a choisi de travailler moins quitte à gagner moins. Cadre supérieure, elle peut se le permettre, mais ce n'est pas le cas de tout le monde. Les CDD, intérimaires et autoentrepreneurs représentent plus de 35% de la population active des Pays-Bas, c'est trois fois plus qu'en France.

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