Emploi : des délocalisations en cascade

Le gouvernement, au chevet de l’économie, a promis de tout faire pour maintenir les entreprises sur le sol français, mais l’annonce de la fermeture de l’usine Bridgestone de Bethune (Pas-de Calais) a montré les limites de ce volontarisme.

France 2

En France, dans la vallée du Cher, l’emploi s’en va, et avec lui un savoir-faire, dont les ouvriers étaient fiers. Les lampadaires Comatelec, fabriqués depuis 1972 dans la région, seront désormais assemblés en Espagne. 80 postes ont été supprimés. "Laissez-nous travailler en France tranquillement, on ne demande rien. Faites des efforts en haut et puis, c’est tout. On ne demande qu’à travailler", martèle un employé. 

Des employés qui sont dans le flou

"C’est l’État et les entreprises qui sont responsables de tout cela", poursuit-il. "L’entreprise a fait dix millions de bénéfices et ils arrivent à dire que l’on est trop cher, on ne comprend pas", explique un autre salarié. Pour la direction, il y a une autre raison : il y aurait trop d’usines et pas assez de commandes. Le groupe veut réorganiser sa production. "Nous sommes une entreprise responsable, qui se doit de sauvegarder la compétitivité de nos activités", a déclaré Romain Suchet, le porte-parole de Comatelec. 

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Un salarié de Engie à Paris, le 25 août 2020. 
Un salarié de Engie à Paris, le 25 août 2020.  (ELKO HIRSCH / HANS LUCAS / AFP)