Contrôle des chômeurs : Rebsamen ne veut pas "stigmatiser" mais "rappeler la loi"

L'entourage du ministre du Travail a précisé à l'AFP qu'il n'y aurait aucun nouveau dispositif pour contrôler les chômeurs.

Le ministre du Travail, François Rebsamen, le 27 août 2014, à Paris.
Le ministre du Travail, François Rebsamen, le 27 août 2014, à Paris. (BERTRAND GUAY / AFP)

Il voulait simplement "rappeler la loi". Très critiqué par son camp pour sa sortie sur le contrôle des chômeurs, le ministre du Travail, François Rebsamen, a fait savoir par son entourage, mardi 2 septembre, qu'il ne cherchait pas à "stigmatiser les chômeurs" et qu'"aucun dispositif nouveau" n'était prévu.

Dans la matinée, il avait demandé sur i-Télé à Pôle emploi de "renforcer les contrôles" pour vérifier que les chômeurs "cherchent bien un emploi". "Quand on est chômeur, au sens du Bureau international du travail, on cherche un emploi. Et donc, c'est négatif pour ceux qui recherchent des emplois d'être à côté de personnes qui ne cherchent pas d'emploi", avait-il regardé.

Des contrôles déjà renforcés en janvier

Dans l'après-midi, son cabinet a rectifié auprès de l'AFP. "A partir du moment où il y a un nombre conséquent d'emplois non pourvus à côté de ces chômeurs qui cherchent un emploi, il faut s'interroger sur la raison de cette inadéquation. Et les contrôles sont un bon moyen de se rendre compte de ce qui ne marche pas", a ajouté le cabinet du ministre.

Selon la même source, "c'est une façon d'apporter des réponses efficaces à ce problème". "En même temps, le contrôle va permettre de lever une suspicion qui existe déjà dans certains esprits mal tournés sur le fait que les demandeurs d'emploi ne cherchent pas d'emploi", a conclu le cabinet du ministre. De fait, comme l'expliquait Le Monde, Pôle emploi a déjà renforcé ses contrôles en janvier.