Assurance-chômage : "Si on favorise un bon accompagnement on n'a pas besoin de contrôle" des chômeurs, assure la CGT

Jeudi 11 janvier ont commencé les négociations entre syndicats et patronat sur la réforme de l’assurance chômage. Philippe Nackaerts (CGT), invité jeudi de franceinfo, a estimé qu'imposer les contrôles, "c'est prendre le problème à l'envers". 

Dernière séance de négociations sur l\'assurance chômage en juin 2017. 
Dernière séance de négociations sur l'assurance chômage en juin 2017.  (MAXPPP)
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Alors que les négociations entre syndicats et patronat sur la réforme de l'assurance-chômage ont commencé, jeudi 11 janvier, l'une des mesures prévoit de renforcer le contrôle des chômeurs. "Si on favorise un bon accompagnement, on n'a pas besoin de contrôle", a estimé Philippe Nackaerts, secrétaire général du comité national des travailleurs privés d'emploi et précaires au sein de la CGT, invité de franceinfo jeudi. 

franceinfo : Faut-il s'inquiéter de cette réforme de l'assurance-chômage ?

Philippe Nackaerts : Il y a un dysfonctionnement complet dans Pôle emploi et c'est pas fait pour s'améliorer. Il est très difficile pour les agents de Pôle emploi de faire leur travail correctemment. On parle de remettre dans les négociations le contrôle des chômeurs, c'est prendre le problème à l'envers. Si on favorise un bon accompagnement, on n'a pas besoin de contrôle.

Vous êtes d'accord pour dire qu'il faut réformer l'asurance-chômage ?

Bien sûr, mais il faut la réformer dans le bon sens. A la CGT, on est pour une Sécurité sociale universelle, que ce soit pour les démissionnaires ou les indépendants. De 2015 à 2017, il y a eu 200 employés pour faire du contrôle, on veut les multiplier par cinq, c'est 1 000 agents qui vont faire du contrôle plutôt que de l'accompagnement. C'est vraiment poser le problème à l'envers.

Pourtant les démissionnaires vont pouvoir profiter de l'assurance-chômage ?

Sous certaines conditions. On est pour le maintien de la cotisation sociale et du paritarisme. Si on pense supprimer cette cotisation sociale, on ne va pas du tout vers une Sécurité sociale universelle, c'est cela le problème. Si c'est pour arriver à une situation comme en Allemagne, ce sera catastrophique.