Vidéo La récolte dangereuse de l’açaï par les enfants brésiliens

Publié Mis à jour
L’açaï est le fruit utilisé dans les plats tendances du moment, tel que l’açaï bowl. Mais cette baie mauve pousse en haut d’arbres fruitiers. Sa récolte, très dangereuse, est réalisée par des enfants, au Brésil. Brut est parti enquêter.
Brut.
Article rédigé par

L’açaï est le fruit utilisé dans les plats tendances du moment, tel que l’açaï bowl. Mais cette baie mauve pousse en haut d’arbres fruitiers. Sa récolte, très dangereuse, est réalisée par des enfants, au Brésil. Brut est parti enquêter.

Avez-vous déjà entendu parler des açaï bowl ? Cette pâte mauve, accompagnée de fruits ou de graines, représente l’une des tendances du moment des plats bons pour la santé. Mais à l’autre coin du globe, la récolte de ce fruit tant demandé à l’étranger représente une pratique dangereuse réalisée par des enfants.

“Malheureusement, on n'a pas d'autre choix”

Valdinei fait partie de ses petites mains derrière l’açaï. “Je me réveille tôt, je récolte jusqu'à 11h, midi, et à 13h30, je vais à l'école. Mais c'est un rythme fatigant.” Il a commencé à grimper aux arbres à 10 ans. C’est son père qui lui a appris. Mais les accidents arrivent vite. “Je suis déjà tombé. (...) L'arbre était vert. Il était très fin et tordu. J'ai grimpé pour aller chercher la grappe et je pensais que le tronc résisterait. En montant plus haut, il s’est brisé et je suis tombé au sol. Je me suis évanoui un peu, mais j'ai réussi à me relever et j'ai continué la cueillette. J'avais 13 ans.

Beaucoup d'entre eux ne savent même pas comment on récolte l'açai, comment la baie d'açaï est cueillie de l'arbre et arrive jusqu'à eux”, pense Ezequiel, un autre enfant grimpeur. Son père s’est lui aussi déjà blessé en tombant d’un arbre. “C'est difficile, parce qu'il est un peu devenu le travailleur de la maison. J'ai peur, c'est un peu risqué, mais il n'y a pas d'autre solution”, explique-t-il. Un sentiment que partage la mère de Valdinei : “Si j'avais une vie meilleure, je n'impliquerais pas mes enfants là-dedans. Mais malheureusement, on n'a pas d'autre choix.

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.