Mobilisations sociales : "On ne transforme pas un pays sans provoquer çà et là de l'émoi ou des réactions", estime un député LREM

Olivier Véran juge que les réformes sont importantes tout en promettant de rester à l'écoute. 

Olivier Veran en octobre 2019. 
Olivier Veran en octobre 2019.  (ALEXIS SCIARD / MAXPPP)

Mobilisation dans les hôpitaux 14 novembre, grève dans les transports publics le 5 décembre et contestation étudiante... "Le gouvernement avance sur le plan des réformes et on ne transforme pas un pays sans provoquer çà et là de l'émoi ou des réactions", a réagi mercredi 13 novembre sur franceinfo Olivier Véran, député LREM de l’Isère, rapporteur général de la commission des affaires sociales.

"Cela ne veut pas dire que la réforme n'est pas indispensable" 

Que la réforme des retraites mobilise les syndicats, "cela n'est pas étonnant, mais cela ne nous a jamais empêché d'avancer." La grève du 5 décembre "commence avant que le projet de loi sur les retraites soit connu, elle était attendue dans la mesure où la réforme des retraites est toujours extrêmement sensible. A chaque fois que l'on touche à la retraite cela entraîne des mouvements sociaux, mais cela ne veut pas dire que la réforme n'est pas indispensable", a expliqué Olivier Véran.

Alors que les syndicats demandent des gestes significatifs, le député LREM dit faire "la différence entre le mouvement du 5 décembre sur les retraites et le mouvement hôpital de demain (jeudi). Nous sommes à l'écoute du secteur de la santé, des soignants, des médecins." Pour Olivier Véran, il n'est pas trop tard pour améliorer les choses, parce que "le dialogue est bon et nous avançons. Nous allons avancer rapidement avec eux."